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Financement libyen: Ziad Takieddine retire ses accusations contre Nicolas Sarkozy

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine.
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine. Bertrand GUAY / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, moins d'un mois après l'inculpation de l'ancien président Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs, l'un des principaux témoins à charge dans cette affaire de soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, fait volte-face. L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine est revenu sur ses accusations.

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Devant les caméras de la chaîne privée BFM TV et du magazine Paris Match, Ziad Takieddine, 70 ans, dédouane l'ancien président français Nicolas Sarkozy, mais aussi le Libyen Mouammar Kadhafi. Il accuse en revanche le juge d'instruction en charge du dossier jusqu'en août 2019 d'avoir transformé ses déclarations.

« Ce juge Tournaire a bien voulu tourner les choses à sa manière et me faire dire des propos qui sont totalement contraires aux propos que j'ai toujours tenus : il n'y a pas eu de financement de campagne présidentielle de Monsieur Sarkozy, jamais ! », a notamment déclaré Ziad Takieddine. Ces images ont été tournées à Beyrouth, au Liban, où il est en fuite depuis sa condamnation dans une autre affaire.

Pour Nicolas Sarkozy, « la vérité éclate enfin »

Dans celle d'un possible financement libyen, Ziad Takieddine avait affirmé il y a quatre ans avoir servi d'intermédiaire entre les deux dirigeants de l'époque, et remis cinq millions d'euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et son directeur de cabinet. Une somme destinée au financement de sa campagne présidentielle de 2007.

Sur son compte Facebook, l'ancien président français se dit stupéfait de ce retournement, mais pour lui, « la vérité éclate enfin ». L'ancien président est mis en examen dans ce dossier depuis mars 2018 pour « recel de détournement de fonds publics », « corruption passive » et « financement illégal de campagne électorale », et depuis mi-octobre pour « association de malfaiteurs ». Nicolas Sarkozy précise avoir demandé à son avocat d'engager des poursuites pour dénonciation calomnieuse et une procédure pour sa « démise » en examen.

Une enquête ouverte en 2012

L'enquête avait été ouverte après la publication par Mediapart en 2012, dans l'entre-deux-tours de la présidentielle, d'un document censé prouver que la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy cinq ans plus tôt avait été financée par le régime de Mouammar Kadhafi.

Témoignages de dignitaires libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations de Ziad Takieddine... En sept ans de travail, les magistrats ont réuni une somme d'indices troublants qui ont donné corps à cette théorie. Toutefois, aucune preuve matérielle indiscutable n'a pour l'heure été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.

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