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Le procès des attentats de janvier 2015 à Paris suspendu pour une semaine supplémentaire

Des avocats lors du premier jour de procès des attentats de janvier 2015, le 2 septembre 2020.
Des avocats lors du premier jour de procès des attentats de janvier 2015, le 2 septembre 2020. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le procès des attentats de janvier 2015 est à l'arrêt depuis trois semaines pour des motifs de santé, il a été suspendu ce lundi pour une semaine de plus. Le principal accusé est malade du Covid-19 – il en présente les symptômes - et le recours à la visio-conférence a été exclu.

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Avec notre envoyée spéciale au palais de justice,  Laura Martel

La cour a donc décidé de prolonger la suspension d’une semaine pour donner à Ali Riza Polat l’occasion de se rétablir, puisque la dernière expertise médicale réalisée dimanche permet d’envisager la disparition de ses symptômes d’ici 4 à 5 jours.

Une décision conforme à la demande des avocats de la défense comme parties civiles, qui ce lundi matin se sont succédé pour rejeter le recours à la visioconférence.

« Vous envisagez de laisser un accusé au cachot devant son écran », s’est exclamé Me Coutant-Peyre, l’avocate d’Ali Riza Polat, qui voit dans cette ordonnance une ingérence du pouvoir exécutif et surtout, une grave atteinte aux droits de la défense. 

« Rien n'est plus attentatoire à l’État de droit qu'un changement de règle en plein procès », a abondé Me Comte, côté parties civiles, avant de lancer : « Votre procès doit être historique mais ne peut s’inscrire dans l’histoire comme le cercueil d’un certain nombre de droits.» 

Quant à Richard Malka, il a rappelé que « juger un accusé non-présent aux assises serait une première », avec le risque de « faire de M. Polat une victime » « et je m'y refuse » a insisté l'avocat de Charlie Hedbo

Des robes noires satisfaites, donc, par la décision de la cour d'autant qu’elle va aussi permettre de prendre en compte la décision du Conseil d’État, qui doit statuer d’ici vendredi sur la validité de l’ordonnance.

Il n'est pas concevable qu'une procédure devant la cour d'assises, qui repose sur l'oralité des débats, se déroule derrière un écran qui vous éloigne de tout, de la sensation que l'on peut avoir de ce qu'un homme vit, réagit et entend de ce que l'accusation a à dire contre lui, et aussi de ce que les parties civiles ont à dire...

Me Marie-Laure Barré, avocate de plusieurs victimes de l’attentat contre «Charlie Hedbo»

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