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France: décès du patron de presse Jean-Louis Servan-Schreiber à 83 ans

Jean-Louis Servan-Schreiber en 2010.
Jean-Louis Servan-Schreiber en 2010. AFP - BERTRAND GUAY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Jean-Louis Servan-Schreiber est mort le 28 novembre à l'âge de 83 ans. Il s'était imposé comme un puissant patron de presse à l'américaine, à la tête des magazines « L'Expansion » et de « Psychologies » notamment.

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Dans cette dynastie aux racines prussienne et juive, à côté de Jean-Jacques, fondateur de L'Express, le benjamin est lui aussi parvenu à se faire un prénom. Chez les Servan-Schreiber, les initiales sont une tradition. À côté de JJSS, le cadet JLSS aura lui aussi réussi à imposer les siennes.

Né en 1937, Jean-Louis rêve, adolescent, de devenir psychanalyste. Mais à sa sortie de Sciences Po en 1960, il intègre comme journaliste d'abord le quotidien économique Les Echos, cofondé par son père, avant de rejoindre L'Express de son frère. Ensemble, ils transforment l'hebdomadaire en premier « newsmagazine » de France.

« Je fais du surf sur les évolutions sociales »

L'héritier décide vite de créer son entreprise de presse, en 1967, L'Expansion, qui devient un groupe puissant et incontournable de la presse économique. Dans les années 1970, il se fait aussi connaître du grand public en intervieweur du « Questionnaire », émission mensuelle sur TF1. Ce touche-à-tout était également un essayiste prolifique, avec à son actif 17 ouvrages tels que Le Pouvoir d'informer ou L'Art du temps.

« Je fais du surf sur les évolutions sociales. Quand un phénomène émerge, je crée un journal », explique en 1979 Jean-Louis Servan-Schreiber. Après le succès de son groupe économique, il reprend en 1997 Psychologies, dont il fait, avec sa seconde épouse Perla, un grand succès.

La diffusion passe vite de 75 000 à 350 000 exemplaires et, en dix ans, le titre devient, derrière Marie-Claire, le deuxième mensuel féminin haut de gamme français en diffusion et en recettes de publicité. « Pendant 30 ans, j'ai expliqué à des hommes comment réussir. Aujourd'hui, j'explique à des femmes comment être bien. C'est plus agréable », avait-il déclaré.

► À lire aussi : «Histoire de la presse française, de Théophraste Renaudot à la révolution numérique», de Patrick Eveno

 

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