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Violences policières: Gérald Darmanin défend ses troupes à l'Assemblée nationale

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée le 25 novembre 2020.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée le 25 novembre 2020. REUTERS - CHARLES PLATIAU
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin était auditionné ce lundi 30 novembre par la commission des lois de l'Assemblée nationale, après une série de violences policières qui ont marqué l'opinion publique.

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« Je ne partage pas le fait qu'il y ait un divorce entre la police et sa population. Il n'y a pas à renouer, ce fil n'a jamais été perdu, mais il y a à faire comprendre les difficultés que vivent les policiers et à comprendre aussi comment la population souhaite aujourd'hui l'exercice de la force légitime », a déclaré le ministre de l'Intérieur devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.

Réaffirmant que les actes commis par les policiers mis en cause dans le passage à tabac du producteur de musique Michel Zecler étaient « inqualifiables », Gérald Darmanin a estimé que « les individualités ne sont pas un tout », en prévenant qu'il « ne supporterait pas qu'on porte atteinte à l'institution de la police et de la gendarmerie ».

Il faut « donner à la police de la République, à la gendarmerie nationale, les moyens de l'exemplarité qu'on exige d'eux », a dit le ministre lors de cette audition, avant d'énumérer selon lui les « sept péchés capitaux » qui pèsent sur les forces de l'ordre.

Les « sept péchés capitaux » de la police selon Darmanin

Premier péché à ses yeux, « le peu de formation que nous offrons à nos policiers ». Pour y remédier « j'ai proposé au président de la République cet après-midi, une formation initiale plus importante », a dit Gérald Darmanin. Deuxième péché, selon le ministre : « le fait qu'il n'y a pas assez de chefs ». Il faut « recréer un corps intermédiaire d'encadrement plus nombreux auprès des policiers et des policiers et des gendarmes sur le terrain », a-t-il argumenté.

Viennent ensuite les problèmes de « matériel » et des « images », a dit le ministre, en réaffirmant l'intérêt des caméras piétons, qui seront généralisées le 1er juillet, comme il l'avait annoncé. Cinquième péché : la question des inspections. Le ministre a estimé que si réforme de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) il y a à faire, il faudrait que les préconisations de l'IGPN en matière de sanctions administratives soient suivies par le ministre.

► À lire aussi : Police française: des méthodes violentes en question

Gérald Darmanin a fait valoir que si l'IGPN était « aussi mauvaise » que certains le disent ,« le procureur de la République de Paris ne l'aurait pas saisie » de l'enquête sur les violences dont a été victime Michel Zecler. Enfin, pour renforcer le lien entre la police et la population, le ministre a préconisé de porter à 30 000 le nombre de policiers membres de la réserve, soit le même niveau que la réserve de la gendarmerie.

(Avec AFP)

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