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Covid-19 en France: Jean Castex détaille une campagne vaccinale en trois étapes

La vaccination contre le Covid-19, qui sera gratuite pour tous, commencera en janvier pour les seniors en établissements, a déclaré le Premier ministre Jean Castex ce 3 décembre. (Image d'illustration).
La vaccination contre le Covid-19, qui sera gratuite pour tous, commencera en janvier pour les seniors en établissements, a déclaré le Premier ministre Jean Castex ce 3 décembre. (Image d'illustration). AP - Martin Bureau
Texte par : RFI Suivre
7 mn

La vaccination contre le Covid-19, qui sera gratuite pour tous, commencera en janvier pour les seniors en établissements (un million), en février pour les personnes fragiles par l'âge ou les pathologies (14 millions) puis au printemps pour l'ensemble de la population, a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex.

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Grâce aux commandes prises au niveau européen, « la France disposera d'un potentiel de 200 millions de doses, ce qui permettrait de vacciner 100 millions de personnes », puisque le vaccin nécessite à ce jour 2 injections à quelques semaines d'intervalle. Pour s'assurer de la gratuité, le gouvernement a budgété à cette fin 1,5 milliard d'euros dans le budget de la Sécurité sociale pour 2021.

« Notre premier objectif est de garantir que la France ait suffisamment de vaccins pour sa population. Et évidemment, et c'est un autre atout des négociations conduites au niveau européen, nous ne paierons à la fin que ce qui nous sera effectivement livré », a souligné le Premier ministre.

Il faudra savoir si le vaccin protège l’individu vacciné contre l’infection mais aussi protège contre la transmission…

Alain Fischer, professeur d'immunologie, en charge de la campagne de vaccination en France

Le plan de l'exécutif présenté au Parlement

La stratégie vaccinale, coordonnée par l'infectiologue Alain Fischer, « sera présentée au Parlement » au cours du mois de décembre, a indiqué jeudi Jean Castex, qui s' « engage à ce que toute la transparence, toute la pédagogie soient faites sur les décisions que nous prendrons ».

Le plan de l'exécutif, a expliqué le Premier ministre, sera présenté au Parlement « dans le cadre d'un débat prévu par l'article 50-1 de la Constitution », qui peut impliquer un vote mais n'engage pas la responsabilité du gouvernement.

À lire aussi : France: une campagne de vaccination pour le grand public «entre avril et juin»

M. Castex a rappelé que la « transparence » était un « impératif » face aux « réticences, voire parfois les craintes exprimées par certains d'entre vous ».

La campagne de vaccination commencera avec les deux vaccins qui seront disponibles au mieux aux derniers jours de décembre, sinon à partir de janvier, après autorisation des autorités de santé européenne et française, le vaccin Pfizer/BioNTech et le vaccin Moderna, a ajouté M. Castex.

Ça tombe vraiment au bon moment, car on est en train de sortir d’une deuxième vague…

Professeur Pierre Tattevin, président de la Société de pathologie infectieuse de langue française et infectiologue au CHU de Rennes

Malgré le vaccin, masque et gestes barrières pendant encore « plusieurs mois »

Même si la vaccination contre le Covid-19 commence prochainement, il faudra continuer à porter le masque et à respecter les gestes barrières pendant « plusieurs mois », a insisté jeudi le ministre de la Santé, tout en appelant à s' « immuniser contre la peur » du vaccin.

« Le vaccin représente un formidable espoir » mais « au cours des prochains mois, le vaccin ne changera pas fondamentalement le cours de l'épidémie », a déclaré Olivier Véran lors de la conférence de presse avec le Premier ministre Jean Castex.

« Il faudra rester ensemble vigilants, par exemple maintenir les gestes barrières, continuer de se faire tester, procéder au traçage des cas contacts. Bref, nous resterons pendant certains mois aux prises avec la réalité qui est la nôtre depuis quelque temps déjà », a-t-il ajouté.

« Oui, on va garder le masque. Oui, on va garder les gestes barrières. Et ce, pendant plusieurs mois », notamment parce que la vaccination progressive prendra « de nombreux mois », a-t-il souligné.

Alors que beaucoup craignent les réticences des Français face à la campagne de vaccination, qui ne sera pas obligatoire, le ministre de la Santé a insisté sur la « chance » qu'elle représente.

(Avec AFP)

 

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