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Attentats de janvier 2015: la défense de Makhlouf plaide l'acquittement faute de preuves

Dessin représentant les quatorze accusés et leurs avocats, le premier jour du procès des attentats de janvier 2015.
Dessin représentant les quatorze accusés et leurs avocats, le premier jour du procès des attentats de janvier 2015. BENOIT PEYRUCQ / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les plaidoiries de la défense se poursuivent au procès des attentats de janvier 2015 avec celle notamment, ce vendredi, de Saïd Makhlouf. Contre cet ex-ambulancier de 31 ans, mis en cause pour la recherche d'armes et dont l’ADN a été retrouvé sur un taser de Coulibaly, le parquet a requis 13 ans de prison. Sa défense, elle, réclame l’acquittement.

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Avec notre envoyée spéciale à la Cour d’assises spéciale de Paris,  Laura Martel

Zoé Royaux est indignée : « Après 4 ans d'instruction et trois mois d'audience, on ne peut toujours pas vous démontrer quel est le soutien logistique, commence l’avocate. Quand le parquet dit " je pense que ", mais c’est trop tard pour penser, faut prouver, démontrer. Le doute c’est pas 13 ans, c’est l’acquittement. C’est ça l’État de droit », s’exclame l’avocate.

Saïd Makhlouf, pointe-t-elle, n’a croisé qu’à deux reprises Coulibaly. « Ils ne se connaissaient pas. Il a donc fallu trouver un lien, dit-elle, et ce trait d’union, c’est Ramdani. » L’accusation, rappelle l’avocate, considère que comme Makhlouf était très proche de Ramdani, lui-même ami de Coulibaly, alors Makhlouf ne pouvait ignorer l’idéologie du terroriste. « C’est ça l’accusation, de la psychologie de comptoir ? Avec une intention terroriste établie par procuration amicale ? », tonne l’avocate. 

Elle passe aux voyages de son client et Ramdani dans le nord. « L’accusation explique qu’ils correspondent à des livraisons d’armes, mais on a pas les dates des livraisons » et « aucune preuve que les voyages concernaient des armes, rien », s’offusque Me Royaux.

Quant à l’ADN de Saïd Makhlouf retrouvé sur le taser : « Mon client n’a pas d’explication, mais le parquet non plus…et on nous dit qu’un transfert secondaire est possible », balaye l’avocate. Pour elle, l’accusation s’est fourvoyée dès le départ dans ce dossier et cherche à le faire tenir à tout prix.

« Mais les réquisitions, c’est pas de la broderie », s’exclame l’avocate qui fustige « la malhonnêteté intellectuelle crasse » du parquet. « Le droit et la preuve vous protégeront de l’erreur judiciaire », lance Me Royaux à la cour, en demandant l’acquittement : « On vous fait confiance, Monsieur Makhlouf aussi. »

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