#Metooinceste, un hashtag pour libérer la parole des victimes d’inceste

Les messages "#Me too" et #Balancetonporc inscrits sur la main d'une protestataire lors d'une manifestation contre les abus sexuels, à Paris, le 29 octobre 2017
Les messages "#Me too" et #Balancetonporc inscrits sur la main d'une protestataire lors d'une manifestation contre les abus sexuels, à Paris, le 29 octobre 2017 AFP/Archives
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'affaire Duhamel continue de provoquer une onde de choc en France, et incite de nombreuses personnes à témoigner de l'inceste qu'elles ont subi dans leur jeunesse. Un mot clé se répand sur twitter, #Metooinceste, en écho au mouvement #Metoo qui dénonçait les violences sexuelles faites aux femmes.

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C'est une longue série de messages glaçants, relatant des viols subis durant l'enfance, par des proches, par des parents. Sur le modèle du mot-clé #Metoo né il y a trois ans à la suite de l'affaire Weinstein, #Metooinceste, s'est développé à la suite de la publication du livre de Camille Kouchner, La Familia grande.

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Elle y raconte les abus sexuels subis par son frère durant son enfance par le politilogue Olivier Duhamel. Cette libération de la parole vient confirmer pour le mouvement nous toutes que « les personnes qui commettent le crime d’inceste viennent de tous les milieux », que les adultes réagissent « peu » et que les victimes « ne sont pas entendues ».

Le sujet est pourtant très répandu. Dans un sondage paru en novembre 2020, 10% des français déclaraient avoir été victimes d'un inceste. C’est un chiffre en progression depuis une vingtaine d'année et parmi ces victimes, les trois quarts sont des femmes.

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