«Séparatisme» : vers une guerre de tranchées à l’Assemblée

Le vendredi 2 octobre, le président Macron prononçait un discours sur les séparatismes aux Mureaux, en banlieue parisienne.
Le vendredi 2 octobre, le président Macron prononçait un discours sur les séparatismes aux Mureaux, en banlieue parisienne. Ludovic Marin/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Cinquante-et-un articles et plus de 1 700 amendements: le projet de loi pour lutter contre le séparatisme est examiné en commission par les députés à partir de ce lundi. Voulu par Emmanuel Macron ce texte « confortant le respect des principes de la République » vise à s’attaquer au « travail de sape de l’islamisme radical » selon Jean Castex. Un texte explosif qui promet des débats houleux, y compris au sein de la majorité présidentielle.

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C’est Aurore Bergé qui a allumé la première mèche. La députée En Marche, issue de la droite, a déposé un amendement pour interdire aux filles mineures de porter le voile dans l’espace public. Indignation d’une partie de la Macronie. Finalement, l’amendement a été jugé irrecevable, car sans lien direct avec le texte. 

Mais c’est ce genre d’initiative que l’on redoute à Matignon et à l’Élysée, prompt à enflammer les débats et exposer au grand jour les divisions des marcheurs sur la laïcité.

« Ça va beaucoup tanguer », prédit une cadre de la majorité présidentielle. D’autant que certains élus pourraient céder aux sirènes de la droite qui veut durcir le texte, afin de prouver qu’Emmanuel Macron et ses troupes ont en réalité la main tremblante face à l’islamisme.

L’aile gauche de la majorité va elle vouloir corriger un texte qu’elle juge trop répressif, un jugement partagé au sein du gouvernement. « La loi ne s’attaque pas à ce qui créé le ressenti de ne pas appartenir à la République comme par exemple les discriminations » regrette en privé une ministre.

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