Reconfinement en France: la classe politique attend des choix clairs

La rue de Rivoli déserte à Paris pendant un couvre-feu national en France, le 15 décembre 2020.
La rue de Rivoli déserte à Paris pendant un couvre-feu national en France, le 15 décembre 2020. REUTERS - GONZALO FUENTES
Texte par : RFI Suivre
6 mn

En France, Emmanuel Macron temporise sur un reconfinement. Le président réunit à nouveau un Conseil de défense sanitaire ce mercredi 27 janvier au matin pour faire le point sur l’épidémie de Covid-19. Malgré les appels de certains médecins et scientifiques, un troisième confinement ne devrait pas être décidé tout de suite. Dans la classe politique, on se montre aussi prudent sur l’opportunité d’un reconfinement qui créerait des dégâts économiques, sociaux et psychologiques lourds. 

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Un troisième confinement n’est pas inéluctable, veut croire le chef de file de l’opposition de droite Damien Abad. « Les chiffres ne sont pas les chiffres de novembre ni les chiffres de mars donc d'un point de vue objectif et chiffré, pour le moment, rien ne justifie que l'on aille dans cette direction, commente-t-il. Ce qui me gêne c’est pas l’hésitation du président de la République, ce sont les discours totalement contradictoires que l'on entend des mêmes personnes parfois en 24h d’intervalle. Il faut quand même que l'on ait une ligne de conduite et qu'on s'y tienne. »

Le gouvernement ne joue pas avec les nerfs des Français, réplique Christophe Castaner, le président du groupe En marche à l'Assemblée : « Là, la volonté du gouvernement, c'est d'attendre d’avoir une vision claire sur l’effet du couvre-feu généralisé à 18 heures sur l'ensemble du territoire national et c’est en fonction de cette réalité-là que nous devons prendre des décisions. »

« Le troisième confinement est inévitable »

Mais, pour le centriste Jean-Christophe Lagarde, l’exécutif n’est pas transparent avec les Français : « Le troisième confinement est inévitable, je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne le dit pas. La question c'est quand et comment ? On voit en Grande-Bretagne, on voit partout que l'augmentation de la propagation du virus a obligé ces pays qui ne voulaient pas être confinés à le faire. »

C’est en fin de semaine que le gouvernement aura les résultats de ses enquêtes sur l’efficacité du couvre-feu et la diffusion du variant anglais. 

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Vaccins : pas de décalage des doses

Comment accélérer la vaccination en France, alors que l’épidémie est très active, et le nombre de doses limité ? Dans un avis rendu ce week-end, la Haute Autorité de santé (HAS), instance consultative, plaidait pour que la 2e injection du vaccin de Pfizer/BioNTech soit décalée à 6 semaines au lieu des 3 ou 4 prévues. Fait peu courant, le ministère de la Santé ne suit pas cet avis et se range finalement à celui de nombreux autres scientifiques. Le schéma vaccinal ne change donc pas. 

Nous sommes face à une part d'incertitudes et je fais donc le choix de la sécurité des données validées et dont on maîtrise la pleine compréhension.

Pas de changement du protocole vaccinal en France

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