Affaire Benalla: l'ex-chargé de mission à l'Élysée renvoyé en correctionnelle

Alexandre Benalla, le 16 juillet 2018.
Alexandre Benalla, le 16 juillet 2018. AFP/Thomas Samson
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alexandre Benalla est renvoyé en correctionnelle pour « faux et usage de faux » et « usage public et sans droit de documents justifiant d'une qualité professionnelle ». L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron est visé par une enquête sur des passeports diplomatiques et de service, entre autres démêlés judiciaires. Il devra s'expliquer face au tribunal correctionnel.

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L'affaire des passeports rattrape Alexandre Benalla. L'ex-directeur de la sécurité d'En Marche est renvoyé une première fois en procès. Telle est la décision des juges d'instruction en charge de ce volet judiciaire. Dans une ordonnance du 25 janvier, ils ont décidé de renvoyer Alexandre Benalla devant le tribunal correctionnel.

Ce dernier est accusé d' « usage public et sans droit de documents justifiant d'une qualité professionelle ». Il aurait utilisé deux passeports diplomatiques pour voyager en Afrique et en Israël, à l'époque où il entamait sa reconversion après avoir été mis en examen en juillet 2018, puis limogé de son poste de chargé de mission à l'Elysée, pour des violences commises lors d'une manifestation à Paris le 1er mai. La scène filmée place de la Contrescarpe l'a révélé au grand jour et a été l'élément déclencheur de « l'affaire Benalla ».

Cinq enquêtes

Alexandre Benalla est également accusé d'avoir possédé un passeport de service obtenu frauduleusement, grâce à une lettre à en-tête de son supérieur, François-Xavier Lauch, alors chef de cabinet de l'Élysée. Celui-ci avait ensuite porté plainte contre son subordonné. La lettre en question aurait été « dactylographiée » mais non signée. Pour cela, Alexandre Benalla devra répondre de « faux et usage de faux » devant la justice.

Aujourd'hui à la tête de Comya Group, société de conseil en sécurité, Alexandre Benalla « avait dans un premier temps été laissé sous le statut de témoin assisté dans ce dossier » et « a toujours contesté les faits et leur qualification pénale », indique à l'AFP son avocate, Me Jacqueline Laffont. Celle-ci a ajouté : « Il a été démontré, lors de l'instruction, que la pratique administratif de l'"original signé" existait bien, et était utilisée notamment dans certains services de l'Elysée. »

Outre cette affaire des passeports qui lui vaut ce renvoi devant le tribunal correctionnel, Alexandre Benalla est visé par cinq autres enquêtes judiciaires.

(avec AFP)

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