Affaire Grégory: la justice accepte de nouvelles expertises ADN demandées par les parents

Photo (non datée) de Grégory Villemin sur la tombe du petit garçon, retrouvé mort pieds et mains liés dans la Vologne le 16 octobre 1984.
Photo (non datée) de Grégory Villemin sur la tombe du petit garçon, retrouvé mort pieds et mains liés dans la Vologne le 16 octobre 1984. AP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Près de 40 ans après la mort de Grégory Villemin, l'enquête est relancée. La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Dijon a accepté, ce mercredi 27 janvier, que de nouvelles expertises soient effectuées, notamment des expertises ADN. Objectif : identifier, enfin, les assassins du petit garçon de 4 ans, retrouvé pieds et mains liés dans la Vologne, une rivière des Vosges, en 1984, et résoudre l'une des plus grands énigmes criminelles françaises. Les parents de Grégory ont poussé pour que ces nouvelles expertises aient lieu.

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Les parents du petit garçon n'ont jamais abandonné. Le père de Grégory, Jean-Marie Villemin, 62 ans, a récemment dit qu'avec sa femme, ils espèrent que la vérité éclatera « dans un avenir pas trop éloigné ». C'est ce qu'il a écrit, après 15 ans de silence, dans la postface du livre Parole d'avocat publié vendredi 15 janvier par Me Thierry Moser, par l'un de leurs avocats.

Depuis des années, Jean-Marie Villemin étudie les pièces du dossier, cherche de nouvelles pistes, se tient au courant des progrès de la science. Ce mercredi, la cour d'appel de Dijon a accepté de faire de nouvelles recherches selon la technique dite « de la parentèle » : neuf empreintes génétiques inconnues, trouvées sur des courriers anonymes reçus par les Villemin, mais aussi sur une seringue et sur les vêtements de l'enfant, vont être comparées à d'autres ADN pour voir s'ils sont issus de la même famille. Et 37 personnes, qui étaient plus ou moins proches de Grégory, vont subir des prélèvements génétiques.

Les résultats ne seront pas connus avant plusieurs mois. D'ici là, peut-être que des langues vont se délier. C'est en tout cas ce qu'espère la justice. Les parents du petit Grégory sont aujourd'hui persuadés que leur fils a été assassiné par plusieurs personnes, sans doute des membres de leur famille.

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