Covid-19: fermées depuis mars, les discothèques françaises en grande difficulté

Des professionnels du monde de la nuit manifestent leur colère d'être obligés de rester fermés à Paris le 2 octobre 2020.
Des professionnels du monde de la nuit manifestent leur colère d'être obligés de rester fermés à Paris le 2 octobre 2020. AP - Bob Edme

Alors que le gouvernement français resserre la vis pour maîtriser la pandémie de coronavirus, les discothèques, qui ont dû baisser le rideau au printemps dernier, ne voient pas le bout du tunnel malgré les aides gouvernementales.

Publicité

« On nous laisse tomber », « les aides sont injustes et arrivent trop tard », « on est considérés comme des clowns », alors que « nous sommes de vrais chefs d'entreprise ». Dans le monde de la nuit, la colère fuse de toute part. 

Sur les 1 600 discothèques qui génèrent 30 000 emplois direct en France, plus de 130 ont mis la clé sous la porte. D'autres sont en redressement judiciaire ou en procédure de sauvegarde. Un tiers d'entre elles risquent de disparaître, alerte Thierry Fontaine, président de l'UMIH-Nuit France qui représente le monde de la nuit.

Car même fermé, il faut assurer les coûts. Un gérant interrogé par l'AFP a fait le compte : il doit payer 70 000 euros de charges fixes mensuelles, dont 50 000 euros de loyer, et sa dette s'élève à 700 000 euros.

Pour pallier ces fermetures, outre la prise en charge du chômage partiel, l'État a mis en place depuis juin un fond d'aides mensuel de 15 000 euros par mois maximum. Jugé « injuste » par les professionnels car non-proportionnel, le dispositif a été adapté en décembre. Les entreprises ont désormais le choix entre 10 000 euros par mois forfaitaires ou une aide de 20% de leur chiffre d'affaires mensuel.

Ce soutien devrait « stopper l'hémorragie » selon le directeur de la Rotonde et de la Bellevilloise à Paris. « Encore fallait-il tenir jusque là », conclut-il.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail