France: des aides de l'État pour les travailleurs précaires

Manifestation contre la précarité, le 4 février à paris.
Manifestation contre la précarité, le 4 février à paris. REUTERS - CHRISTIAN HARTMANN

En France, durement frappés par la crise sanitaire, les travailleurs précaires de la restauration, de l'événementiel, les saisonniers et les demandeurs d'emploi toucheront une aide de l'État à partir de ce vendredi 5 février.

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L'aide de l'État, qui pourra aller jusqu'à 900 euros mensuels concerne les travailleurs, qui, à cause de la crise n'ont pas pu travailler assez en 2020 pour recharger leurs droits au chômage. Dès ce vendredi, 450 000 travailleurs précaires saisonniers et intermittents pourraient se voir verser une aide, à condition d'avoir travaillé au moins 138 jours en 2019. Un critère qui en exclurait une partie. Mokhles Ksentini travaille dans le tourisme d'affaires : « Je ne suis pas encore concerné par cette mesure parce que j’ai encore des droits à Pôle emploi. Maintenant, c’est juste une roue de secours, ce n’est pas suffisant. Nous ce qu’on demande, on veut pour le long terme, pour la reprise, pour la survie de notre métier, on a besoin de vraies mesures pour pouvoir continuer notre profession dans les conditions dans lesquelles nous l’exerçons auparavant ». Revendication phare de ces travailleurs du tourisme ou de l'hôtellerie frappés de plein fouet par la crise, le retour à un statut reconnu d'intermittent dont ils bénéficiaient encore jusqu’à 2017.

L'aggravation de la précarisation

Mais les précaires, eux, sont beaucoup plus nombreux : au moins deux millions. Les syndicats, qui avaient appelé à manifester, jeudi 4 février, dénoncent une précarisation qui s'est aggravée avec la crise sanitaire. En particulier chez les jeunes étudiants qui demandent à bénéficier du revenu minimum, le RSA. Gabriel est étudiant à Paris : « On a l’impression d’être la cinquième roue du carrosse, mais comme beaucoup, d’être complètement oubliés des mesures qui sont prises. C’est une situation qui nous paraît intolérable. Aujourd’hui, on est dans un pays extrêmement riche, on a les moyens de nourrir tout le monde, on a les moyens de faire en sorte que tous nos jeunes, que tous nos travailleurs puissent vivre correctement. »

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