Violences du 1er-Mai 2018: procès requis contre Alexandre Benalla

Alexandre Benalla, le 21 janvier 2019.
Alexandre Benalla, le 21 janvier 2019. AP - Christophe Ena
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alexandre Benalla pourrait bien comparaître devant la justice. Ce mardi 9 février, le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron dans l'affaire des violences commises le 1er mai 2018. La décision finale revient aux juges d'instruction.

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Dans son réquisitoire, le parquet demande un renvoi devant le tribunal correctionnel pour quatre personnes, dont Alexandre Benalla. Le jeune homme, aujourd'hui âgé de 29 ans, est soupçonné d'avoir commis des violences sur plusieurs manifestants place de la Contrescarpe, à Paris, le 1er mai 2018, brassard de police au bras, alors qu'il était présent comme simple observateur.

Le 18 juillet 2018, le journal Le Monde avait identifié celui qui était à l'époque collaborateur d'Emmanuel Macron, après l'analyse d'une vidéo tournée par le journaliste Taha Bouhafs place de la Contrescarpe. Peu après, le parquet de Paris avait ouvert une enquête et mis Alexandre Benalla en examen pour violences en réunion et port public et sans droit d'insignes réglementés.

Aux juges d'instruction de trancher sur la tenue ou non d'un procès

Le parquet demande également que l'ancien chargé de mission de l'Élysée soit poursuivi pour usurpation de fonction, puisqu'il n'était en aucun cas habilité à appréhender par la force des manifestants, action réservée aux seules forces de l'ordre. L'acolyte d'Alexandre Benalla, Vincent Crase, un ex-salarié de La République en marche, ainsi que deux hauts gradés de la police, pourraient aussi être renvoyés devant un tribunal.

Après ces réquisitions du parquet, c'est désormais aux juges d'instruction de se prononcer sur la tenue – ou non – d'un futur procès. Ces violences commises le 1er mai 2018 ont été le point de départ de ce qui a rapidement été appelé « l'affaire Benalla ». L'ex-directeur de la sécurité d'En Marche, désormais dans le secteur privé au sein d'une société de conseil, est impliqué dans d'autres enquêtes judiciaires. Il a notamment été renvoyé en correctionnelle fin janvier dans le cadre d'une enquête sur l'usage de passeports diplomatiques et de service.

 

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