Covid: 20 départements en «surveillance renforcée», possibles mesures supplémentaires au 6 mars

Le Premier ministre Jean Castex, le 25 février 2021.
Le Premier ministre Jean Castex, le 25 février 2021. AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

Vingt départements ont été placés sous « surveillance renforcée »  en raison d'une circulation accrue de l'épidémie de coronavirus, et pourront faire l'objet de mesures de confinements locaux à partir du week-end du 6 mars si la situation continuait à se dégrader, a annoncé, jeudi 25 février, Jean Castex lors d’une conférence de presse.

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Les départements concernés recouvrent toute l'Ile-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, le Nord, l'Oise, le Pas-de-Calais, la Somme, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle ou encore l'Eure-et-Loir, a précisé le Premier ministre lors d'une conférence de presse.

En effet ils « cumulent des indicateurs défavorables », à savoir un niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100 000 habitants, une part de variant « supérieur à 50% », une pression hospitalière « proche du seuil critique » et « une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement ».

Le chef du gouvernement a donc demandé aux préfets des départements concernés d' « engager des concertations avec les élus » pour « envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque ». Ces deux agglomérations sont désormais reconfinées le week-end pour contrer la flambée de Covid-19.

Un point sera fait « la semaine prochaine », et « si la situation continue de se dégrader, nous prendrons des mesures renforcées qui entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars », a-t-il ajouté.

Éviter un nouveau confinement

« La situation sanitaire de notre pays s'est dégradée au cours des derniers jours », a martelé le Premier ministre, en rappelant que « nous avons compté hier plus de 30 000 cas positifs ».

Malgré cette dégradation de la situation sanitaire, « il faut tout faire pour retarder » un possible confinement afin de « laisser à la vaccination le temps de produire des effets », a-t-il ajouté.

« Le confinement est un levier auquel nous devons recourir quand on ne peut pas faire autrement. Il faut le faire à bon escient, au bon moment et dans la bonne mesure », a expliqué Jean Castex.

Il a par ailleurs précisé que le variant anglais du coronavirus, plus contagieux, « concerne désormais à peu près la moitié des personnes atteintes de la Covid en France ». Ce variant, qui représentait moins de 40% selon des chiffres diffusés il y a une semaine, fait craindre une explosion épidémique en raison de sa plus grande contagiosité.

Je ne comprends pas l'absence d'annonces, par exemple de mesures massives concernant les tests salivaires dans les établissements scolaires...

Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

La vaccination proposée à tous les plus de 50 ans d'ici mi-mai

« A la mi-mai, la totalité des personnes de plus de 50 ans se seront vu proposer une première injection » contre le Covid-19, a indiqué Jean Castex en soulignant que 80% des résidents d'Ehpad « étaient désormais vaccinés ».

Deux mois après le début de la campagne de vaccination, « plus du quart des personnes de plus de 75 ans a été vacciné », a rapporté le chef du gouvernement, pour qui les chiffres démontrent que « les effets de la campagne de vaccination commencent à se faire sentir sur nos concitoyens les plus âgés ».

« D'ici fin mars, les deux tiers des personnes de plus de 75 ans seront vaccinées », a fixé le Premier ministre. L'étape suivante sera l'ouverture, début avril, de la vaccination aux plus de 65 ans.

Pour la catégorie d'âge située en dessous, la campagne vaccinale a entamé jeudi une nouvelle étape avec la possibilité pour les médecins de ville d'injecter l'un des trois antidotes autorisés en France, celui d'AstraZeneca, pour les 50-64 ans atteints de comorbidités, soit « un objectif de 2,4 millions de personnes » pour le Premier ministre.

« Aujourd'hui, 35 000 Français ont été vaccinés par du vaccin AstraZeneca », s'est félicité pour sa part le ministre de la Santé Olivier Véran. « C'est entre 3 et 4 fois plus que le rythme habituel de vaccination du fait de l'ouverture pour ce public. »

 Au total, 2,6 millions de personnes ont reçu au moins une dose, dont 1,3 million de personnes ont été vaccinées avec les deux doses.

Depuis le début de l'épidémie, 85 347 personnes atteintes du Covid-19 sont mortes, à l'hôpital ou en Ehpad, en très grande majorité des personnes âgées.

(avec AFP)

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