Covid-19 en France: le gouvernement temporise encore

Le Premier ministre Jean Castex doit annoncer de nouvelles mesures ce jeudi 4 mars.
Le Premier ministre Jean Castex doit annoncer de nouvelles mesures ce jeudi 4 mars. AP - Stephane de Sakutin

De sources concordantes, seul le département du Pas-de-Calais va être confiné le week-end. Ni Paris et l'Ile-de-France, ni aucun autre des 20 départements placés sous surveillance renforcée ne le sera. 

Publicité

Des 20 départements placés sous surveillance renforcée, seul le Pas-de-Calais devrait être reconfiné. Le gouvernement a proposé qu'y soit instauré un confinement pour les trois prochains week-ends, indique une source gouvernementale à l'AFP. Une décision prise en concertation avec les élus qui réclamaient des mesures fortes alors que les hôpitaux de ce territoire sont saturés. 

Aucun département d'Ile-de-France ou de Provence-Alpes-Côtes d'Azur ne sera donc concerné par un confinement local. Des dispositions ciblées vont cependant être prises : port obligatoire du masque, interdiction de la vente d'alcool dans certains quartiers, jauges dans les commerces... Elles seront annoncées ce jeudi par Jean Castex.

« Gagner du temps »

« Cela ne valait pas le coup de passer en force », justifie-t-on dans l'entourage du chef du gouvernement. Alors que le confinement le week-end est rejeté dans la plupart des départements par les élus locaux, Emmanuel Macron et son Premier ministre ont donc préféré éviter un bras de fer, observe Julien Chavanne, du service politique de RFI. Pour cette fois.

« On peut encore gagner du temps et avancer sur la vaccination », espère un conseiller du gouvernement. L'exécutif joue ainsi le jeu de la concertation, de la stratégie du cas par cas jusqu'au bout. Sans exclure malgré tout d'imposer un confinement le week-end si la situation s'aggravait. « On l'a fait à Dunkerque, on pourrait le faire ailleurs », glisse une source ministérielle.

Ces dernières 24 heures, 26 788 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés, après environ 23 000 la veille, selon Santé publique France. Ce mercredi soir, 3 637 personnes se trouvaient en réanimation, contre 3 586 la veille. Un niveau d'occupation similaire à celui de début décembre, à la sortie de la deuxième vague épidémique du coronavirus, mais bien loin du pic de la deuxième vague de l'automne (4 900) et surtout de la première au printemps (7 000).

À lire aussi : Offrir un horizon tout en renforçant les restrictions: la stratégie du gouvernement français

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail