L'hôpital de Dunkerque s'organise pour faire face à la troisième vague de Covid-19

La situation est tendue dans les hôpitaux de Dunkerque et de la région.
La situation est tendue dans les hôpitaux de Dunkerque et de la région. REUTERS - PASCAL ROSSIGNOL

La crise sanitaire s'aggrave dans le nord de la France. Le taux d'incidence du coronavirus a dépassé le millier de cas pour 100 000 habitants à Dunkerque et la situation est tendue dans les hôpitaux. Désormais, les transferts de patients en réanimation du CHU de Dunkerque, qui est saturé, ne se font plus seulement vers des établissements de la région, mais aussi à l'extérieur. Deux malades ont été conduits en hélicoptère au Havre, en Normandie, mercredi. 

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Face à un taux d'incidence qui a dépassé le millier de cas pour 100 000 habitants dans l'agglomération dunkerquoise, cent lits de réanimation supplémentaires devraient ouvrir dans les Hauts-de-France d'ici la fin de la semaine, dont trois au CHU de Dunkerque. De nouveaux transferts de malades vers d'autres régions devraient aussi avoir lieu, prévient l'Agence régionale de santé (ARS). 

Les hôpitaux ne sont pas tous saturés, mais les autorités sanitaires anticipent une aggravation de l'épidémie. « On n’a pas encore atteint le pic épidémique sur l’agglomération dunkerquoise, on sera dans le pic dans dix à quinze jours, explique le docteur Thierry Paupard, du CHU de Dunkerque. D’ailleurs, cette infection a tendance à se diffuser dans le reste de la région comme cela était un peu prévu. C’est une troisième vague qui est encore plus forte que les deux premières. »

Des patients en réanimation plus jeunes

Une vague plus forte, mais aussi différente. Si les malades ne développent pas de formes plus graves du Covid-19, en revanche, ceux admis en réanimation au CHU de Dunkerque sont plus jeunes : 62 ans en moyenne contre 65 à 66 ans lors des deux premières vagues.

Une différence qui peut s'expliquer par la vaccination, mais pas seulement, selon le docteur Paupard : « Ce qu'on constate en consultation ou en téléconsultation, c’est que les patients les plus âgés, se sentant les plus à risques, s’auto-confinent probablement de façon plus importante. »

Quant au confinement instauré le week-end dernier, les médecins du CHU de Dunkerque estiment qu'il est encore trop tôt pour dire si cela va marcher. 

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