Covid-19: les hôpitaux de la région parisienne face à «une situation de tension très forte»

Un patient atteint du Covid-19 dans l'unité de soins intensifs d'un hôpital à Saint-Denis près de Paris, en novembre 2020.
Un patient atteint du Covid-19 dans l'unité de soins intensifs d'un hôpital à Saint-Denis près de Paris, en novembre 2020. REUTERS - GONZALO FUENTES

Après un week-end de vaccination tous azimuts, l'épidémie de Covid-19 reste sous haute surveillance en France et la situation redevient critique en région parisienne, où les hôpitaux et cliniques ont reçu l'ordre de déprogrammer des activités pour faire face à l'afflux de patients.

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Avec 973 malades du Covid-19 soignés dans l'un des services de réanimation de la région Île-de-France, pour « moins de 1 050 lits » disponibles, « on est dans une situation de tension très forte », a déclaré à l'AFP le directeur général de l'Agence régionale de Santé (ARS), Aurélien Rousseau.

Conséquence, l'ARS d'Île-de-France a donné « l'ordre ferme » aux hôpitaux et cliniques de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales les moins urgentes pour augmenter les capacités, avec une cible désormais fixée à 1 577 lits de réa.

« La situation est très préoccupante avec un variant anglais » du coronavirus, plus contagieux, « qui a pris le dessus et se propage beaucoup plus rapidement », a alerté sur France Inter la maire de Paris Anne Hidalgo, qui s'était dite défavorable la semaine dernière, comme la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, à un confinement le week-end sur son territoire.

Au final, l'exécutif a limité cette mesure au Pas-de-Calais, après le littoral des Alpes-Maritimes et l'agglomération de Dunkerque. « La charge sanitaire hospitalière n'est pas la même dans la région Hauts-de-France et en Île-de-France », justifiait vendredi le ministre de la Santé, Olivier Véran, en mettant aussi en avant la nécessité de prendre des mesures à l'échelle de la région parisienne et pas seulement pour quelques départements.

Le taux d'incidence est repassé sous les 400 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur sept jours dans le Pas-de-Calais, avant même son premier week-end confiné. Il grimpe désormais à 425 en Seine-Saint-Denis, 400 dans le Val-de-Marne et dépasse les 300 dans le Val-d'Oise, la Seine-et-Marne, Paris et l'Essonne, au-dessus du seuil d'alerte maximale fixé à 250 par le gouvernement.

Si plusieurs régions n'atteignent pas la saturation hospitalière, le nombre de patients soignés dans les services de réanimation ne cesse de progresser, à 3 743 dans toute la France, contre 4 900 aux pics de la seconde vague et 7 000 lors de la première.

Garder le rythme des vaccinations

Dans ce contexte, les autorités sanitaires sont appelées à maintenir la cadence de la campagne de vaccination. Pendant quatre jours consécutifs, de mercredi à samedi, le nombre de piqûres quotidiennes a dépassé les 100 000 dans le pays, dont plus de 180 000 vendredi et samedi dans les centres dédiés, un rythme record. Au total, 3,7 millions de Français ont reçu au moins une dose de vaccin (soit environ 5,6% de la population), dont 1,9 million ont été vaccinés avec deux doses.

(Avec AFP)

 

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