Projet d'attentat déjoué en 2016: le procès s'est ouvert à Paris

Les enquêteurs avaient découvert un arsenal de guerre «d'une ampleur inédite» dans un appartement de cet immeuble d'Argenteuil  loué sous une fausse identité par Reda Kriket.
Les enquêteurs avaient découvert un arsenal de guerre «d'une ampleur inédite» dans un appartement de cet immeuble d'Argenteuil loué sous une fausse identité par Reda Kriket. AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Le procès de sept hommes poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste et accusés d’avoir préparé un attentat en 2016 s’est ouvert ce lundi matin devant la cour d’assises spéciale de Paris. Parmi eux, Reda Kriket, un délinquant multirécidiviste, âgé aujourd’hui de 39 ans, arrêté deux jours après les attaques terroristes du 22 mars 2016 à Bruxelles et à trois mois de l’Euro 2016 en France. Un important stock d’armes avait été découvert dans un appartement de la banlieue parisienne qu’il louait.

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Cinq fusils d'assaut, sept armes de poing, de nombreuses munitions, des explosifs, des milliers de billes d’acier. C’est un véritable arsenal de guerre qui avait été découvert en mars 2016 dans un appartement d’Argenteuil loué par Reda Kriket.

Ce délinquant multirécidiviste, déjà condamné par défaut en juillet 2015 à dix ans de prison en Belgique, au procès d'une filière jihadiste vers la Syrie, a toujours nié avoir projeté un attentat en France, affirmant notamment au cours de l'enquête qu’il comptait revendre ces armes.

« Je ne reconnais que les lois du Seigneur tout puissant », a souligné aujourd'hui d’emblée Reda Kriket dans une déclaration, en réponse au président qui lui demandait s'il voulait constituer un avocat.

L’ex-braqueur, cheveux ras, masque sous le nez couvrant une courte barbe, a finalement accepté d'être représenté tout en précisant : « Je ne souhaite pas que les avocats me défendent avec cette loi qui n'est pas la mienne, mais uniquement sur les faits. »

Dans cette affaire, l’enquête, qui n’a pas permis d’identifier la cible des terroristes présumés, avait débuté en novembre 2015. L'arrestation en Turquie de deux hommes soupçonnés de vouloir se rendre en Syrie avait permis de remonter à Reda Kriket via un certain Anis Bahri. Co-accusé dans ce dossier, cet homme arrêté aux Pays-Bas en possession de 45 kilos de munitions, a, lui, refusé de comparaître devant la cour.

Le procès doit se tenir jusqu’au 9 avril.

 

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