Report des élections régionales en France: le Conseil scientifique renvoie la balle à l’exécutif

Les élections départementales et régionales sont censées se dérouler dans moins de trois mois. Le gouvernement attendait l'avis du Conseil scientifique pour se prononcer alors que l'opposition tient à l'organisation du scrutin. Les membres du Conseil scientifique laissent finalement à l’exécutif la décision d’un report ou non des régionales (image d'illustration).
Les élections départementales et régionales sont censées se dérouler dans moins de trois mois. Le gouvernement attendait l'avis du Conseil scientifique pour se prononcer alors que l'opposition tient à l'organisation du scrutin. Les membres du Conseil scientifique laissent finalement à l’exécutif la décision d’un report ou non des régionales (image d'illustration). REUTERS/Pascal Rossignol

Le pic en réanimation atteint lors de la deuxième vague de Covid-19 est dépassé en France. Les prochaines échéances électorales se tiendront-elles ou pas ? Les élections départementales et régionales sont censées se dérouler dans moins de trois mois. Le gouvernement attendait l'avis du Conseil scientifique pour se prononcer alors que l'opposition tient à l'organisation du scrutin. Le rapport est tombé et les scientifiques ont décidé de ne pas trancher, renvoyant la décision à Emmanuel Macron.

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Ils n'ont pas voulu être les boucs émissaires, les membres du Conseil scientifique laissent donc à l’exécutif la décision d’un report ou non des régionales. Une décision « éminemment politique », écrivent les médecins et les chercheurs, peut-être encore vexés par le choix d'Emmanuel Macron de ne pas reconfiner le pays, malgré leurs appels.

Le chef de l'État devra se contenter des quelques recommandations du Conseil scientifique : solliciter des personnes vaccinées pour tenir les bureaux de vote, privilégier le vote en extérieur ou encourager le vote par procuration. Plus que le scrutin, c'est la campagne qui inquiète le Conseil scientifique avec la menace de clusters en cas de rassemblements.

Soupçonné de tripatouillage électoral, de chercher à éviter une déroute, l'exécutif espérait s'appuyer sur ce rapport, en faire sa « boussole » avant toute décision. Le voilà seul responsable de la tenue ou non des régionales.

Le gouvernement doit trancher rapidement et sous la pression de l'opposition. Il présentera sa décision d'ici au 1er avril au Parlement.

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