Covid-19: écoles fermées, confinement durci, les différents scénarios possibles en France

Le président français Emmanuel Macron et le ministre de la Santé Olivier Véran, le 29 mars 2021 à Créteil.
Le président français Emmanuel Macron et le ministre de la Santé Olivier Véran, le 29 mars 2021 à Créteil. AP - Ludovic Marin

Emmanuel Macron préside ce 31 mars au matin un Conseil de défense sanitaire et s'exprimera à 20h pour décider ou non de prendre de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie. Face à une situation explosive dans les hôpitaux d'Île-de-France, et une pression grandissante des médecins et de l'opposition, le chef de l'État revient donc devant les Français. 

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De la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, au député Républicain Damien Abad, en passant par l'Ordre des médecins, les appels à un nouveau tour de vis se sont multipliés ces dernières heures.

Je pense que les écoles doivent être fermées parce que c'est une désorganisation très grande aujourd'hui...

Anne Hidalgo, maire de Paris

Pression politique sur l'Élysée, pression aussi sanitaire. Le confinement souple annoncé il y a deux semaines n'a pour le moment pas eu les effets escomptés sur le nombre de contaminations et ne permet pas de soulager les services de réanimation. Plusieurs scénarios sont donc sur la table.

Premier scénario : le statu quo. Pas de nouvelles restrictions, mais des mesures pour soulager les services de réanimation : de nouvelles évacuations de patients, des renforts de soignants vers les départements confinés, ou encore la planification d'une campagne de vaccination massive des enseignants.

Deuxième scénario possible : la fermeture des écoles. Et troisième scénario envisageable : la fermeture des écoles et la limitation beaucoup plus stricte des déplacements. Cette dernière option est « très compliquée » à défendre, admet un conseiller ministériel. Depuis deux semaines, le gouvernement martèle qu'il ne sert à rien d'enfermer les Français, la majorité des contaminations se faisant à l'intérieur.

► À lire aussi : Covid-19: la France face à une situation sanitaire critique

Le tri des patients, une extrémité inenvisageable

L'exécutif se veut donc prudent à propos de la possibilité d'un nouveau tour de vis. La ligne rouge du gouvernement, c'est le tri des patients. Or, « on n'y est pas », assure-t-on à Matignon, où l'on pointe aussi le fait que « les médecins ne disent pas tous les mêmes choses » sur la situation. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, martèle lui que les services hospitaliers ne seront pas contraints d'en arriver à cette extrémité, tout comme Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement.

Nous savons l'engagement extraordinaire de nos soignants depuis plus d'un an. Ils n'ont jamais posé la blouse, ils ne sont jamais résignés devant l'extraordinaire difficulté de ces derniers mois...Nous sommes prêts politiquement à déplacer des montagnes. Mais une choses est sûre : le tri des patients n'est pas une option, ne l'a jamais été et ne le sera jamais...

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement

La semaine dernière, Emmanuel Macron assumait son choix de ne pas avoir reconfiné le pays, ne concédant aucun mea culpa. Le chef de l'Etat sera peut-être obligé ce soir de reconnaître l'échec de sa troisième voie, le «freiner sans enfermer»

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