Chine: des ONG portent plainte en France contre quatre multinationales du textile

Manifestation devant un magasin Zara à Paris en soutien des Ouïghours. Le 19 mars 2021.
Manifestation devant un magasin Zara à Paris en soutien des Ouïghours. Le 19 mars 2021. AFP - LOIC VENANCE

Plusieurs ONG ont porté plainte, vendredi 9 avril, contre quatre multinationales du textile dont Zara et Uniqlo. Il leur est reproché de profiter du travail forcé des Ouïghours pour produire leurs vêtements. Les plaignants tenaient une conférence de presse à Paris ce lundi 12 avril, en présence notamment du député européen Raphaël Glucksmann.

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Face aux journalistes, Raphaël Glucksmann, soutien de la plainte déposée vendredi, ne mâche pas ses mots. « Est-ce qu’on veut vivre dans un monde où, encore une fois quand on fait nos courses, on se retrouve lié au système concentrationnaire chinois ? Ou est-ce qu’on veut un monde où il y a une forme de responsabilité, où quand on est une grande compagnie et qu’on décide de s’approvisionner chez des sous-traitants ou des fournisseurs qui participent à ce système concentrationnaire, on fait face à des conséquences ? »

Objectif, faire changer les circuits de production

Ces conséquences, les plaignants espèrent qu’elles tomberont avec l’ouverture d’une enquête, et la condamnation des entreprises concernées, car l’objectif est de les pousser à changer leur circuit de production, comme l’exprime Franceline Lepani, présidente de Sherpa, l’une des ONG derrière cette plainte. « Soit effectivement, ils prennent des mesures pour vérifier sur place comment les choses se passent, peut-être décider de couper tout lien de relation commerciale, ou en tout cas effectivement de prendre des mesures pour que les conditions de travail des Ouïgours changent. Ce qui est beaucoup plus difficile parce que là ça se passe à un niveau international. »

Parmi les chefs d’accusation contenus dans la plainte, il y a le recel de « crime contre l’humanité », et de « crime de génocide ».

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