Covid-19: en France, les médecins alertent sur les risques des autotests

Les autotests vont aider à renforcer le suivi de l'épidémie mais ne se substitueront pas aux tests PCR effectués par des professionnels.
Les autotests vont aider à renforcer le suivi de l'épidémie mais ne se substitueront pas aux tests PCR effectués par des professionnels. AFP - ALEX HALADA

Depuis ce lundi, il est théoriquement possible de se procurer un autotest Covid-19 en pharmacie en France. Mais déjà, les professionnels de santé mettent en garde contre les risques de mauvais usages de ces tests.

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Première source d'inquiétude des médecins, c'est la sensibilité de ces autotests. Selon la haute autorité de santé, ils ne détecteraient que 50 à 60 % des cas positifs chez les asymptomatiques. 

En clair, si un patient positif, mais sans symptôme réalise cet autotest, il risque d'être ce qu'on appelle un « faux négatif ». Pour Bruno Boyer, président de la section santé publique du conseil national de l'ordre des médecins, prudence donc, si l'autotest est négatif : « C'est absolument pas un totem. C'est certainement pas la certitude qu'on peut se joindre à un rassemblement, se dispenser d'un masque. Pas du tout. »

Difficulté à recenser les positifs

En cas de test positif, il est recommandé de faire un test PCR pour vérifier le résultat et permettre aux agences de santé de tracer d'éventuels cas-contact.

C'est là, la 2e inquiétude des médecins : que les patients positifs ne se fassent pas recenser. Agnès Gianotti, vice-présidente du syndicat des médecins généralistes de France : « Ils vont se confiner en partie, mais en partie seulement pour ce qui les arrange. Et en tout cas, il n'y aura justement pas de surveillance ni de la sécurité sociale ni d'aucuns professionnels. Personnellement, je ne vois pas bien l'utilité de ce genre de tests. »

Une utilité d'autant plus difficile à percevoir pour cette médecin que les autotests, vendus 6 euros, ne sont pas remboursés par la sécurité sociale.

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