Reportage

France: le soutien de Marlène Schiappa aux musulmans après plusieurs actes islamophobes

Sortie de la prière à la Grande mosquée de Paris (image d'illustration).
Sortie de la prière à la Grande mosquée de Paris (image d'illustration). Zakaria ABDELKAFI / AFP

La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, était à la Grande mosquée de Paris, lundi 12 avril au matin. Ce déplacement intervient après plusieurs actes islamophobes en France dont le dernier à Rennes. Plusieurs tags ont été retrouvés dimanche sur les murs d'un centre culturel islamique faisant référence à l'extrême droite. Aux côtés du recteur de la Grande mosquée, et à la veille d'un nouveau ramadan sous restrictions sanitaires, la ministre veut rassurer la communauté musulmane française.

Publicité

Avec notre envoyé spécial à la Grande mosquée de Paris, Matthieu Bonhoure

« Quand je m’approche de la mosquée j’ai toujours peur, je suis toujours en train de regarder qui est aux alentours ». Devant l'entrée de la Grande Mosquée de Paris, Yoldoz Berrehouma tient un couscous chaud dans ses mains. Cette quadragénaire, qui porte un voile à motifs fleuris, se sent de moins en moins en sécurité. « C’est très important qu’on ait le soutien de l’État, parce qu’on fait partie de l’État, moi-même je suis fonctionnaire, donc ça va de soi pour moi, c’est logique », dit-elle encore.

« La laïcité c’est aussi la liberté de culte »

La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a tenu à venir ici pour rassurer la communauté musulmane : « La laïcité c’est aussi la liberté de culte, et donc à cet égard, c’est un soutien sans faille que nous apportons aux musulmans de France qui ont été visés par ces actions inadmissibles ». Des forces de police et des soldats vont être déployés devant des lieux de culte musulman dans toute la France.

Si on ignore encore l'ampleur du dispositif, le recteur de la Grande Mosquée depuis le 11 janvier 2020, Chems-eddine Hafiz, est satisfait :« C’est une ministre de la République, c’est important pour les musulmans de prendre acte de cet intérêt que les pouvoirs publics ont pour les musulmans. Les extrêmes se comportent pour essayer de jeter encore de l’huile sur le feu mais on voit bien que les musulmans restent sereins. »

La peur d'une attaque

En attendant la sécurisation des lieux de culte, Yoldoz Berrehouma se prépare à célébrer un mois de ramadan avec une angoisse : une attaque contre une mosquée.

À lire aussi : France: des tags islamophobes découverts sur un centre culturel musulman à Rennes

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail