France: les autorités affichent leur volonté de prendre soin des personnels soignants

Des infirmières dans un hôpital de Vannes dans l'ouest de la France. (Illustration).
Des infirmières dans un hôpital de Vannes dans l'ouest de la France. (Illustration). REUTERS - STEPHANE MAHE

En France, les autorités affichent leur volonté de prendre soin des soignants, côté rémunération, alors qu’ils sont en première ligne dans la crise du coronavirus et que l’hôpital public est en souffrance depuis de nombreuses années. Le ministère a donné ce lundi  12 avril des précisions sur les revalorisations de carrière des infirmiers, aides-soignants et autres paramédicaux, dans le cadre du comité de suivi du Ségur de la santé une large concertation sur l’hôpital qui a eu lieu l’an dernier.  

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Attirer les jeunes infirmiers, aides-soignants et autres paramédicaux à intégrer l’hôpital, et inciter ceux qui y sont à y rester, c’est l’objectif de ces revalorisations des grilles salariales, selon le ministère de la Santé. Suite aux accords du Ségur signés l’été dernier, les salaires de ces professionnels ont augmenté d'environ 180 euros nets mensuels. D’autres revalorisations, liées elles, au déroulement des carrières vont désormais s’ajouter.

Zones d'ombre

Selon les autorités, un infirmier hospitalier gagnera en plus environ 100 euros nets par mois au bout d’un an d’exercice ; après 20 ans, 280 euros de plus. Pour Didier Birig, secrétaire général de la fédération des services publics et de santé du syndicat Force ouvrière, il reste pour l’heure des zones d’ombre. « Il y a des avancées, on a vu sur les grilles aussi les cinq premiers échelons de la carrière d’un infirmier sont boostés tous les ans. Ce qui représente à peu près entre 50 et 80 euros de plus par mois. »

Salaires en deçà de la moyenne européenne

« Maintenant, dit encore Didier Birig, ça c’est pour la grille des infirmiers, pour les aides-soignants ce n'est pas tout à fait pareil, on est en dessous, nous n’avons pas tous les éléments encore de manière précise par rapport aux différentes catégories. Si vous mettez 300 euros de plus en fin de carrière mais vous n’avez que 3% des gens qui arrivent en fin de carrière c’est sûr que ce n’est pas intéressant». En 2020, les salaires des soignants en France étaient en deçà de la moyenne européenne.

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