Régionales: Jean Castex obtient le soutien des députés pour le maintien du scrutin en juin

Le Premier ministre Jean Castex lors du débat sur le maintien ou non des élections régionales et départementales de juin 2021 à l'Assemblée nationale à Paris, le 13 avril 2021.
Le Premier ministre Jean Castex lors du débat sur le maintien ou non des élections régionales et départementales de juin 2021 à l'Assemblée nationale à Paris, le 13 avril 2021. STEPHANE DE SAKUTIN AFP

En France, après plusieurs jours d’hésitations et de consultations, le gouvernement annonce le maintien des élections régionales en juin, mais elles seront décalées d’une semaine. Les députés ont massivement approuvé ce maintien ce mardi soir lors d’un vote à l’Assemblée nationale où le Premier ministre Jean Castex a défendu son choix.

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C’est un choix que Jean Castex ne veut clairement pas assumer seul. Le Premier ministre y associe les forces politiques et surtout les maires, qu'il a consulté ce week-end. Ceux-ci lui ont recommandé en majorité de ne pas reporter les élections. « À l'issue des consultations conduites, je prends acte d'une forte orientation pour le maintien de ces élections en juin malgré les contraintes et les difficultés liées à la mise en œuvre des mesures de protection qui s'imposent », a déclaré le chef du gouvernement devant l'Assemblée nationale.

Les élections seront donc maintenues, mais repoussées d'une semaine,  les 20 et 27 juin. Pour Jean Castex, une semaine de plus, c'est « une semaine de vaccination en plus, soit au moins deux millions de personnes vaccinées. »

Côté organisation, les procurations seront favorisées. Les candidats auront la possibilité de se déplacer au-delà des 10 kilomètres autorisés pendant le confinement. Des mesures de protection seront également mises en places pour les personnes qui tiendront les bureaux de vote, avec des tests et la possibilité de se faire vacciner pour ceux qui veulent.

Les oppositions jugent cette organisation, mais Jean Castex est reparti de l'Assemblée nationale avec ce qu’il était venu chercher : le soutien massif des députés. 443 voix ont voté pour le maintien contre 73 et 13 abstentions.

Des questions et des critiques dans l'opposition malgré un vote massif

Du côté des partis de l'opposition, c'est davantage le maintien des scrutins qui a été soutenu plutôt que les dispositions sur la campagne électorale et les opérations de vote, jugées peu claires. Ladite campagne sera largement virtuelle selon Jean Castex, en attendant une réévaluation de la situation sanitaire. Sébastien Jumel, député communiste, s'interpelle : 

« Nous ne sommes pas que des candidats virtuels. Il faut leur permettre, en responsabilité, masqués mais pas muselés, de faire campagne. De rassembler des habitants en respectant les gestes barrières. »

Sébastien Chenu, député du Rassemblement national, s'interroge quant à lui sur les autorisations de déplacement durant la campagne : « Ça créé un certain nombre de difficultés sur l'égalité entre le fait d'être ou de ne pas être candidat, puisque d'après ce que je comprends, les candidats pourront se déplacer mais les Français. »

Des questions se posent aussi sur la volonté du gouvernement de mettre en place une campagne de vaccination destinée aux Français qui mèneront et surveilleront les opérations de vote. Le calendrier présenté, une vaccination dans les trois semaines précédant les scrutins, laisse songeur Pierre-Henri Dumont, député Les Républicains : « Si les élections ont lieu fin juin, c'est maintenant qu'il faut commencer à vacciner les élus des conseils municipaux qui vont tenir les bureaux de vote, les différents assesseurs qui tiennent ces bureaux. C'est malheureusement mal parti. »

Des précisions sont attendues. Elles devraient être en partie apportées dans les jours qui viennent par une circulaire du ministère de l'Intérieur.

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