France: réunion de leaders de gauche pour poser la première marche d'un rapprochement

Après la réunion des gauches, le 17 avril 2021 à Paris, en vue de la présidentielle française de 2022, les participants marchent cote à cote : de droite à gauche, l'ancienne portre-parole d'EELV Sandrine Rousseau, l'ancien ministre socialiste et fondateur de Génération.s Benoit Hamon, le premier sécrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, la maire de Paris Anne Hidalgo, le secrétaire national d'EELV Julien Baillou, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot et l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.
Après la réunion des gauches, le 17 avril 2021 à Paris, en vue de la présidentielle française de 2022, les participants marchent cote à cote : de droite à gauche, l'ancienne portre-parole d'EELV Sandrine Rousseau, l'ancien ministre socialiste et fondateur de Génération.s Benoit Hamon, le premier sécrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, la maire de Paris Anne Hidalgo, le secrétaire national d'EELV Julien Baillou, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot et l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage. AFP - THOMAS SAMSON

Les dirigeants de gauche se réunissaient ce samedi matin dans un hôtel parisien, à l’initiative de l’écologiste Yannick Jadot. Une vingtaine de personnalités de premier plan y ont assisté.

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C'est un bilan « positif », « constructif », « utile »… Voilà les mots que l’on a pu entendre à l'issue de la réunion, dans la bouche des personnalités, réunies pendant trois heures, dans cet hôtel au bord du canal de l’Ourcq, à Paris, rapporte Anthony Lattier du service politique de RFI.

Morcelée, divisée sur le fond et menacée de disparition, la gauche française a réussi à se parler et c’est déjà un premier pas important pour elle. Face à des sondages désastreux pour 2022, les ego ont été mis de côté – pour un temps et la gauche a entamé une thérapie de groupe. 

Ils étaient une vingtaine autour de Yannick Jadot, candidat putatif à la présidentielle. À ses côtés, il y avait d’autres écologistes, comme Julien Bayou, secrétaire national d'EELV ou le maire de Grenoble, Eric Piolle. Des socialistes aussi comme Olivier Faure, le secrétaire du parti et la maire de Paris, Anne Hidalgo, le député européen de Place publique Raphaël Glucksmann. un communiste et l’Insoumis Éric Coquerel, qui représentait, lui, Jean- Luc Mélenchon, actuellement en déplacement en Amérique latine.

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Ils se sont mis d’accord sur trois points. D’abord, arrêter de s’attaquer les uns les autres. Une sorte de pacte de non-agression. Ensuite faire davantage front commun dans les combats politiques et lancer un débat d’idées : laïcité, Europe ou nucléaire, il n’y a « rien d’insurmontable » veut croire un participant. Et surtout, entamer un travail sur l’impact de gouvernement, qui pourrait déboucher sur une candidature commune.

Début d'entente entre les Verts et les socialistes

Sur ce dernier point, qui est le plus important évidemment, seuls les Verts et les socialistes sont d’accord, mais pas les Insoumis. C’est d’ailleurs, ce qu’il faut retenir. Il y a un début d’entente entre Verts et socialistes pour la présidentielle et les législatives pour travailler à un projet, à un programme de gouvernement, en vue de trouver un candidat commun à l’automne... 

Reste à régler notamment le mode de désignation de ce candidat...  faut-il laisser les partis en décider ou en passer par une primaire ? sachant que les écologistes ont déjà prévu d’organiser la leur en septembre... Mais le patron des Verts, Julien Bayou se veut rassurant : ça n’est pas incompatible assure-t-il avec un travail de rassemblement... 

« On a franchi la première marche d’un long l’escalier », s’est réjoui Yannick Jadot à la sortie. Tous les participants ont convenu de se retrouver pour de nouvelles discussions. Prochaine réunion prévue dans un mois.

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