La 5G n'a pas d'effets indésirables sur la santé selon un rapport de l'Anses

Le siège de l'Anses à Maison-Alfort près de Paris en 2015 (image d'illustration).
Le siège de l'Anses à Maison-Alfort près de Paris en 2015 (image d'illustration). AFP - MATTHIEU ALEXANDRE

L'avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Anses, concernant la nocivité des ondes de la 5G était attendu depuis des mois. Ses conclusions se veulent rassurantes, les effets sanitaires de la 5G sont sans danger.

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La nouvelle génération de réseau télécom nous promet depuis des mois de pouvoir consulter en très haute définition et en temps réel des vidéos 4K sur nos smartphones, de se connecter facilement à des milliards d’objets intelligents, de piloter à distance nos voitures autonomes, nos robots, nos usines automatiques… Mais voilà, à peine lancé fin 2019, le chantier de l’ultra-haut débit mobile suscitait déjà des inquiétudes de la part de certaines communes et décideurs politiques, refusant jusqu’à l’installation des pylônes de la 5G. Le Haut conseil pour le climat avait par ailleurs mis en garde en décembre que la 5G était « susceptible d'augmenter significativement » l'empreinte carbone du secteur du numérique, recommandant de mieux évaluer l'impact de futurs sauts technologiques avant leur mise en œuvre.

Dans ce contexte un peu tendu, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a rendu ses conclusions : la 5G ne présente « pas de risques nouveaux » et observe même l’absence d’effets néfastes avérés à court terme sur les ondes qu’elle diffuse. Cet avis a été immédiatement salué, par la Fédération française des télécoms qui rassemble les opérateurs Bouygues, Orange et SFR et par les ministres de l’Écologie, de l’Économie, de la Santé et du Numérique, déclarant que ce rapport « conforte les choix du gouvernement sur le lancement de la 5G ». Les ONG Agir pour l'environnement et Priartem, l’association contre les risques liés aux technologies électro-magnétiques, qui avaient déjà contesté en justice le déploiement de la 5G, sont d’un avis contraire. « Les experts de l’Anses posent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses concrètes » estime Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement.

L'Anses recommande toutefois de poursuivre les études sur l'exposition de la population à certaines ondes de la 5G, notamment celles relatives à la bande des 26 GHz, des très hautes fréquences qui ne sont pas encore attribuées en France. L'Anses souligne le manque d'études scientifiques en sa possession sur leurs effets sanitaires éventuels. Mais consciente de ce déficit d’expertise, l'Agence conclut son rapport en espérant qu'à l'avenir de telles recherches soient réalisées « préalablement au déploiement » de ces nouvelles technologies. Elle a par ailleurs décidé de mener une « consultation publique » en ligne d'une durée de six semaines sur les travaux menés par ses experts. 

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