France: la fermeture des établissements scolaires a-t-elle eu un impact sur l’épidémie?

Après trois semaines de fermeture, les écoles maternelles et primaires accueillent à nouveau leurs élèves en France (photo d'illustration, prise le 30 mars, dans l'école privée Jeanne d'Arc, à Saint-Maur-des-Fosses, près de Paris).
Après trois semaines de fermeture, les écoles maternelles et primaires accueillent à nouveau leurs élèves en France (photo d'illustration, prise le 30 mars, dans l'école privée Jeanne d'Arc, à Saint-Maur-des-Fosses, près de Paris). © REUTERS - GONZALO FUENTES

En France, après une période de cours à distance, puis de vacances, les écoliers ont repris le chemin de l’école lundi 26 avril. Les collégiens et lycéens, eux, retourneront en classe la semaine prochaine. La fermeture des établissements scolaires aura donc duré trois semaines pour les uns, quatre pour les autres. Le but poursuivi de cette mesure, couplée à d’autres, était d’enrayer la dynamique de l’épidémie. Alors peut-on en évaluer l’impact ?

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Quelques données d’abord : la diffusion du virus semble ralentir depuis plus de deux semaines. Le taux d’incidence baisse, même s’il reste très élevé : il est passé d’environ 410 cas pour 100 000 habitants à 340. Et c’est chez les moins de 14 ans que la diminution est la plus forte. Difficile cependant d’interpréter finement les chiffres : le nombre de tests a sensiblement baissé, en particulier dans cette tranche d’âge.

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Outre la fermeture des écoles, certains éléments ont pu aussi jouer un rôle dans le ralentissement de la circulation du virus et il est difficile de démêler la part de chacun. Ainsi le recours au télétravail s’est accentué (pendant cette période), la plupart des magasins ont dû baisser le rideau partout dans l’hexagone et les autres mesures restrictives qui concernaient une vingtaine de départements ont été, elles aussi, étendues à tout le territoire.

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Reste que l’on sait que la fermeture des écoles freine l’épidémie, des études scientifiques le montrent ; les précédentes vacances scolaires aussi, (hormis celles de Noël qui ont été propices aux rassemblements familiaux). À noter que selon une étude de l'Institut Pasteur menée en France, le fait d’avoir un enfant qui va au collège ou au lycée représente un sur-risque d’infection de 30% pour les parents.

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