Covid-19 en France: le Conseil scientifique favorable à un pass sanitaire

Près d'un centre de vaccination dans la ville de Nice, dans le sud de la France, le 18 avril 2021
Près d'un centre de vaccination dans la ville de Nice, dans le sud de la France, le 18 avril 2021 © VALERY HACHE / AFP

Le Conseil scientifique approuve le pass sanitaire, un outil supplémentaire pour lutter contre la propagation du coronavirus, et recommande son utilisation en format numérique.

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Dans un avis transmis lundi soir au gouvernement et rendu public mardi 4 mai, le Conseil scientifique valide le pass sanitaire, un document qui atteste d’une vaccination, d’un test négatif ou d’une immunité acquise après une infection au Covid-19.

Mais, si le principe d’un passe sanitaire, utilisé de manière temporaire et exceptionnelle est approuvé, les membres de cet organe consultatif indépendant émettent des recommandations quant à son utilisation.

En effet, il n’est pas question de l’exiger dans la vie quotidienne des Français, par exemple pour aller au restaurant, au cinéma ou au théâtre… Par contre, le pass sanitaire sera obligatoire dès le 9 juin prochain pour accéder aux évènements rassemblant plus de 1 000 personnes.

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Pas de risque zéro

Les scientifiques recommandent également d’utiliser le format numérique du pass sanitaire disponible dans l’application TousAntiCovid. Car, contrairement au format papier, la version numérique ne donne pas accès aux données personnelles ou médicales.

Enfin, le Conseil rappelle que le pass sanitaire ne garantit pas un risque zéro d’infection au coronavirus. Il recommande donc aux Français de maintenir les gestes barrière, notamment le port du masque et l’aération des espaces fermés.

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Le masque n’est plus obligatoire dans certains espaces extérieurs des Alpes-Maritimes

Depuis ce mardi, les habitants des Alpes-Maritimes dans le sud de la France ne sont plus tenus de porter un masque dans certains espaces extérieurs : plages, espaces verts y compris urbains, (et aux abords des lacs et étangs ; l'obligation perdure dans la rue, marchés etc.) Le préfet du département est à l'origine de cette décision, la justifiant par l'amélioration de la situation sanitaire dans le territoire. Pour le professeur Pierre Tattevin, infectiologue, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes, et président de la société de pathologie infectieuse de langue française (société savante), cette décision n'est pas aberrante, mais peut entraîner une certaine confusion.

Du point de vue médical et scientifique, ça n’est pas du tout farfelu…

Le professeur Pierre Tattevin, infectiologue, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes, et président de la Société de pathologie infectieuse de langue française

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