Présidentielle 2022 en France: vers une primaire populaire pour la gauche?

Guerres des egos et des idées, élus réfugiés chez Emmanuel Macron, sondages en berne : la gauche française n'est pas très en forme à l'approche de la présidentielle. (Photo: Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste français (PS), prononce un discours lors des Universités d'été du Parti socialiste,  le 29 août 2020, à Blois.)
Guerres des egos et des idées, élus réfugiés chez Emmanuel Macron, sondages en berne : la gauche française n'est pas très en forme à l'approche de la présidentielle. (Photo: Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste français (PS), prononce un discours lors des Universités d'été du Parti socialiste, le 29 août 2020, à Blois.) AFP - GUILLAUME SOUVANT

C'est une litanie qui se fredonne autour de la gauche française à l'approche de l'élection présidentielle. Et si un ou une candidate d'union émergeait pour tenter de déjouer les pronostics et d'éviter un nouveau duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ? Les discussions entre partis n'ont pour l'instant pas mené à grand-chose. Des acteurs de la société civile ont donc décidé de prendre l'initiative en organisant une primaire en dehors du contrôle des formations politiques.

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Guerres des egos et des idées, élus réfugiés chez Emmanuel Macron, sondages en berne : la gauche française n'est pas très en forme à l'approche de la présidentielle. Mais pas question de baisser les bras pour une poignée de jeunes engagés. Pour eux, il y a une solution : la candidature commune et une organisation pour y arriver baptisée primaire populaire.

« L’union, c’est une notion qui nous semble impossible en politique parce que les personnalités ne s’entendent pas, les partis non plus, explique Yanis Khames, assistant d'éducation en Seine-Saint-Denis. Mais le problème aujourd’hui est que, pour représenter les valeurs sociales et écologiques, l’union est nécessaire. Donc, s’ils n’y arrivent pas, on va le faire, nous. »

Un mauvais souvenir pour les socialistes

Objectif : faire voter deux millions de Français à l'automne pour désigner celui ou celle susceptible de porter au mieux les espoirs du peuple de gauche. Problème, la France insoumise a déjà son candidat Jean-Luc Mélenchon, Europe Écologie Les Verts doit organiser sa propre primaire et les socialistes gardent un mauvais souvenir de leur expérience en la matière.

Pas de quoi décourager Mathilde Imer, ancienne membre de la Convention citoyenne pour le climat : « Ce qu’on cherche à faire, c’est créer un élan populaire sans être complètement fous de croire que tous seuls, sans les partis politiques, ça va marcher. Mais par contre, on est conscients aussi que les partis politiques, sans élan populaire, n’y arriveront pas. Oui, ça va être dur, mais on est persuadés aujourd’hui que c’est cela qu’attendent les gens. »

Une pression populaire pour vaincre les querelles d'appareils. L'initiative n'a pour l'instant pas suscité de réactions publiques des partis de gauche.

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