France: le maire de Nice Christian Estrosi quitte à son tour Les Républicains

Après le départ du maire de Toulon, c'est au tour de Christian Estrosi de rompre avec sa famille politique.
Après le départ du maire de Toulon, c'est au tour de Christian Estrosi de rompre avec sa famille politique. © AFP/François Nascimbeni

Pas de répit pour Les Républicains. Après le départ du maire de Toulon, c'est au tour de Christian Estrosi de rompre avec sa famille politique. Le maire de Nice l'annonce dans Le Figaro. L'ancien président de la région PACA n'a pas supporté la réaction des Républicains à l'accord passé entre Renaud Muselier et le camp d'Emmanuel Macron pour les régionales de juin. Christian Estrosi avait œuvré pour cet accord destiné à faire barrage au Rassemblement national. Son départ est un nouveau coup de tonnerre pour LR.

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En 48 heures, les Républicains ont perdu leurs deux plus importants barons du Sud-Est, deux anciens ministres de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy .

Hubert Falco et Christian Estrosi sont arrivés à la même conclusion : leur parti est pris « en otage par une faction qui ne rêve que d'entre soi ». Dans Le Figaro, le maire de Nice tape dur sur ses anciens camarades, accusés de « pactiser avec le Rassemblement national ».

► À écouter aussi : L'alliance LR/LREM en Paca va donner «lieu à beaucoup de risques et de tensions au plan national»

Vers un nouveau parti de centre-droit

Désormais « libre », Christian Estrosi n'a pas l'intention de rejoindre La République en marche, il veut plutôt travailler à la création d'un nouveau parti de centre-droit, sans avoir - assure-t-il - d'ambition nationale.

L'état-major des Républicains s'y attendait. Le patron du parti Christian Jacob parle simplement d'une « décision cohérente » de Christian Estrosi.

Je regrette de voir un compagnon emprunter un tel chemin d'errance...

Annie Genevard, députée et présidente du conseil national LR, membre de la direction

Son départ de LR est la dernière secousse après le coup tenté par Emmanuel Macron. Avec l'accord passé entre En Marche et le président de la région PACA Renaud Muselier, le chef de l'État a atteint son but : fragiliser une fois de plus Les Républicains.

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