Présidentielle 2022 en France: Mélenchon ne veut pas d'une candidature communiste

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, ici à Marseille le 11 mai 2019.
Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, ici à Marseille le 11 mai 2019. AP Photo/Claude Paris

Depuis ce vendredi 7 mai et jusqu'à dimanche les adhérents du Parti communiste français votent pour déterminer s'ils souhaitent que leur secrétaire national Fabien Roussel soit candidat à l'élection présidentielle de 2022. Si le oui l'emporte, cela mettra fin à 15 ans d'absence du PCF dans le scrutin suprême, car lors des deux dernières présidentielles, le parti s'était rangé derrière Jean-Luc Mélenchon. Et ce possible changement de cap ne plaît pas, forcément, au chef de file de La France insoumise.

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« Je suis amer parce que je ne comprends pas. Je n’accepte pas. » Jean-Luc Mélenchon la voyait pourtant arriver depuis des mois, cette volonté des dirigeants du Parti communiste de faire cavalier seul à la présidentielle. Mais il n'y croyait pas ou, en tout cas feignait de ne pas y croire. Car pour le chef de file de La France insoumise, il s'agit d'une erreur d'analyse historique des dirigeants du PCF : « La désertion de la direction communiste, c’est la vieille maladie des appareils : à un moment donné, ils privilégient ce qu’ils croient être leur existence à la cause qu’ils servent.  La clé de leur comportement est qu’ils croient que c’est perdu. Moi, non. »

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Du côté des communistes, on juge que Jean-Luc Mélenchon n'a jamais considéré leur apport à sa juste valeur. Déjà lors de la présidentielle de 2017, le ralliement au candidat de La France Insoumise s'était fait contre l'avis de la direction du PC, mise en minorité par le vote des adhérents. Un retournement de situation auquel cette fois Jean-Luc Mélenchon ne croit guère. « Je ne cache pas que ça me rend un anxieux, dit-il. Mais bon, on fera face. »

Ce sont tout de même quelques centaines de milliers de voix qui pourraient s'envoler pour Jean-Luc Mélenchon. Mais aussi de précieux parrainages d'élus communistes. Des signatures que l'Insoumis devrait alors aller chercher ailleurs pour obtenir les 500 nécessaires pour pouvoir être candidat.

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