Crash du Rio-Paris: Air France et Airbus renvoyés devant la justice

Le vol de la compagnie Air France AF447 s'est abîmé dans l'océan Atlantique le 1er juin 2009.
Le vol de la compagnie Air France AF447 s'est abîmé dans l'océan Atlantique le 1er juin 2009. Handout BRAZILIAN NAVY/AFP/File

Près de douze ans après le crash du vol Rio-Paris qui avait fait 228 morts en 2009, la cour d'appel de Paris a ordonné, mercredi 12 mai, un procès pour « homicides involontaires » à l'encontre d'Air France et d'Airbus pour leurs responsabilités indirectes dans le drame. Mais les deux sociétés vont se pourvoir en cassation.

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La cour d'appel de Paris a ordonné, mercredi 12 mai, le renvoi d'Air France et Airbus devant le tribunal correctionnel pour leurs responsabilités indirectes présumées dans le drame. Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'était abîmé au milieu de l'Atlantique. Les pilotes, désorientés par une défaillance technique en traversant une zone météorologique instable n'avaient pu rattraper le décrochage de l'A330.

En août 2019, après dix ans d'une enquête marquée par des batailles d'experts, les juges d'instructions du pôle accident collectif du tribunal de Paris avaient rendu un non-lieu général, arguant que les investigations n'avaient « pas conduit à caractériser un manquement fautif d'Airbus ou d'Air France ». 

Un procès encore hypothétique

Mais le parquet général, à l'appui des parties civiles, avait lui demandé des poursuites, car il estimait au contraire que les « causes indirectes » du crash étaient imputables aux deux entreprises : Air France pour s'être « abstenu de mettre en œuvre la formation et l'information des équipages » nécessaire, tandis qu'Airbus avait selon lui « sous-estimé la gravité des défaillances des sondes » de vitesse incriminées dans le décrochage et n'avait pas suffisamment agi pour corriger ce défaut dangereux.

Le jugement de la cour d'appel en faveur d'un renvoi en correctionnelle a été accueilli avec soulagement par les proches des victimes, mais la tenue d'un procès reste hypothétique puisque les deux entreprises ont déjà annoncé leur pourvoi en cassation pour contester cette décision.

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