Régionales en Paca: Muselier tente de concilier sa famille politique et ses nouveaux alliés

Le président sortant de la région Paca, Renaud Muselier, le 4 mai 2021 à Paris.
Le président sortant de la région Paca, Renaud Muselier, le 4 mai 2021 à Paris. AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

Il y aura bien des Marcheurs dans l'équipe de Renaud Muselier pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans le sud-est de la France. Le président Les Républicains sortant de la région dépose ce mercredi sa liste. L'accord entre La République en marche et Renaud Muselier avait déclenché une tempête politique à droite.

Publicité

Sophie Cluzel n'en sera pas. Les Républicains en avait fait une ligne rouge. La secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées n'est donc pas sur la liste de Renaud Muselier.

Et s'il y a bien quelques places pour des Marcheurs, dont l'ancien candidat aux municipales à Marseille Yvon Berland, ils n'ont aucun rôle politique national. Des élus locaux, pas de parlementaires LaREM ou même Les Républicains. Manière de prouver – comme l'assure Renaud Muselier – qu'il ne s'agit pas d'un accord d'appareil mais bien d'un compromis local.

Alors fin du psychodrame ou pas, le mal est déjà fait. Jean Castex en sort abîmé, lui qui avait annoncé un accord avec Renaud Muselier. Sophie Cluzel, elle, est humiliée. La ministre a maintenu sa candidature mais on ignore encore si elle va vraiment aller jusqu'au bout et déposer une liste.

À écouter et lire aussi : À la Une : le Rassemblement national en position de force en région Provence Alpes Côte d’Azur

Renaud Muselier, surtout, a perdu pas mal de plumes. Deux sondages le donnent perdant dans tous les cas de figure face à Thierry Mariani, le candidat du Rassemblement national (RN).

Le RN capitalise sur le psychodrame LR/LaREM

 

À 40 jours du premier tour, le RN capitalise ainsi sur le psychodrame LR/LaREM en Paca. Les annonces de ralliements  fleurissent ces derniers jours sur les listes RN aux régionales : l'ancien préfet et député UDF Yves Bonnet en Normandie, l'ex député UMP Philippe Morenvillier dans le Grand-Est ou encore le médecin Louis Étienne Albrand, qui a collaboré avec la LR Rachida Dati, et sera tete de liste dans les Hautes-Alpes.

« C'est un mouvement de fond » veut croire un cadre qui raconte qu'il ne se passe pas une semaine sans que Marine le Pen rencontre de possibles ralliés. Plus aucun secteur de la société n'y échappe insiste cet élu qui cite le basculement du journaliste Philippe Ballard, longtemps animateur sur LCI et désormais tête de liste RN à Paris.

Des ralliements symboliques mais pas de poids lourds politiques. « c'est une question de temps », assure le conseiller de Marine Le Pen, Philippe Olivier, qui prédit une nouvelle salve d'arrivées après les régionales.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail