La mairie de Paris veut faire plus de place aux piétons, vélos et transports dans le centre

L'objectif de la maire socialiste Anne Hidalgo est de limiter l'accès d'une zone appelé «Paris Centre et Saint Germain» au plus grand nombre de véhicules possible et faire la part belle aux piétons, vélos et transports en commun.
L'objectif de la maire socialiste Anne Hidalgo est de limiter l'accès d'une zone appelé «Paris Centre et Saint Germain» au plus grand nombre de véhicules possible et faire la part belle aux piétons, vélos et transports en commun. AP - Ludovic Marin

En France, la marie de Paris a lancé mercredi soir 12 mai une concertation pour faire du centre de la capitale une zone apaisée, c'est-à-dire où le trafic automobile est drastiquement réduit. Les Parisiens ont jusqu'au mois d'octobre pour donner leur avis, avant une mise en place début 2022. Quel est le projet défendu par la maire socialiste Anne Hidalgo ?

Publicité

L'objectif est de limiter l'accès d'une zone appelé « Paris Centre et Saint Germain » au plus grand nombre de véhicules possible et faire la part belle aux piétons, vélos et transports en commun. Sont concernés les quatre premiers arrondissements de la capitale et le nord des 5e, 6e et 7e.

La mairie part du constat qu'il s'agit surtout d'une zone de transit. 180 000 voitures traversent chaque jour cette zone. Une majorité ne s’y arrête pas.

Aussi, la plupart des automobilistes sont des Parisiens, qui ont donc à leur disposition des moyens de transports alternatifs.

Ne pas supprimer tout le trafic

L'adjoint à la voirie, David Belliard, précise qu'il n'est pas question de supprimer tout le trafic. Les riverains, les personnes à mobilité réduite, les taxis, les artisans et commerçants du quartier pourront continuer à y utiliser leur véhicule.

D'ici à l'automne, les Parisiens pourront d'ailleurs, s'ils le veulent, allonger cette liste grâce à la concertation lancée, mais aussi donner leur avis sur les aménagements qu'ils souhaiteraient une fois le quartier débarrassé d'une partie de son trafic.

Ce projet était l'une des grandes promesses de campagne d'Anne Hidalgo, réélue en 2020, et aujourd'hui candidate potentielle à la présidentielle de 2022.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail