Marche des libertés en France: la gauche en ordre dispersé

La tête du cortège de la Marche des libertés, à Paris, le 12 juin 2021.
La tête du cortège de la Marche des libertés, à Paris, le 12 juin 2021. AFP - SAMEER AL-DOUMY

Cela aurait pu être l'occasion d'une belle photo de famille, encore une fois les gauches se sont montrées divisées. Ce samedi 12 juin, les grandes formations politiques de gauche - LFI, PS, PC, EELV- ont défilé contre l'extrême-droite dans tout le pays. Mais les têtes d'affiche ont choisi de ne pas être toutes derrière la même banderole parisienne. Un symbole à une semaine du premier tour des élections régionales.

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L'Insoumis Jean-Luc Mélenchon et l'écologiste Julien Bayou à Paris, le communiste Fabien Roussel à Lille et le socialiste Olivier Faure en Provence-Alpes-Côte d'Azur, la manifestation des gauches contre l'extrême droite et pour les libertés publiques s’est déroulée en ordre dispersé, et c'est tout un symbole. 

À une semaine du premier tour des élections régionales, difficile d'afficher un front uni tant les alliances sont à géométrie variable selon les régions et tant les points de division sont nombreux : sur la laïcité, le rapport à la République ou encore le nucléaire. En arrière-plan, la présidentielle : à 10 mois de l'échéance reine, si les électeurs de gauche espèrent toujours un candidat unique, les responsables sont eux incapables de se mettre d'accord ; les discussions ont pour l'instant tourné cours.

Jean-Luc Mélenchon était justement en train d'expliquer le climat de violence politique quand tout à coup, le meneur des Insoumis se fait enfariner...

Reportage dans la manifestation parisienne

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À Paris ce samedi, Julien Bayou et Jean-Luc Mélenchon ont beau avoir manifesté à quelques mètres l'un de l'autre, ils ne se sont quasiment pas adressé la parole.

Une division qui explique peut-être une mobilisation en demi-teinte :150 000 manifestants en France et 70 000 à Paris selon les organisateurs. Beaucoup moins, selon les observateurs.

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