L’ex-président Nicolas Sarkozy auditionné au procès Bygmalion

Poursuivi pour financement illégal de campagne électorale, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir laissé filer les dépenses malgré plusieurs alertes sur les risques de dépassement du plafond légal pour une campagne présidentielle.
Poursuivi pour financement illégal de campagne électorale, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir laissé filer les dépenses malgré plusieurs alertes sur les risques de dépassement du plafond légal pour une campagne présidentielle. Anne-Christine Poujoulat AFP/Archivos

Il est absent depuis le 20 mai et le début du procès du financement de sa campagne de 2012. Ce mardi 15 juin, Nicolas Sarkozy sera à la barre face au tribunal. L'ancien président devra s'expliquer comme prévenu sur le dépassement des dépenses de sa campagne de 20 millions d'euros et devra répondre à cette question principale : comment pouvait-il ignorer de tels dépassements ?

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C'est une audition très attendue. Poursuivi pour financement illégal de campagne électorale, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir laissé filer les dépenses malgré plusieurs alertes sur les risques de dépassement du plafond légal pour une campagne présidentielle. Un dépassement payé par l'UMP grâce à de fausses factures. 

Pour sa défense, Nicolas Sarkozy a toujours affirmé que, trop occupé par sa campagne et sa fonction de président de la République, il n'avait pas le temps de se plonger dans les comptes et assure n'avoir jamais été alerté d'un quelconque dépassement. 

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L'ancien président accuse par ailleurs Jean-François Copé, alors directeur du parti présidentiel, d'avoir profité de la fraude mise en place. Une version des faits largement démentie par le principal intéressé, mercredi dernier, lors de son audition comme simple témoin. L'ex-président de l'UMP avait même posé la question qui fâche : il faut se demander à qui cela profite? Nicolas Sarkozy y répondra, peut-être, ce mardi. 

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