Régionales en France: fusions, retraits, maintiens, le bilan des négociations d'entre-deux-tours

Jean-Laurent Félizia lors d'une conférence de presse à Marseille, dans le sud de la France, le 21 juin 2021, pour annoncer son retrait avant le second tour de l'élection.
Jean-Laurent Félizia lors d'une conférence de presse à Marseille, dans le sud de la France, le 21 juin 2021, pour annoncer son retrait avant le second tour de l'élection. AFP - NICOLAS TUCAT

Fusion des listes, maintien, retrait, ce sont les dernières heures de tractations à six jours du second tour des élections régionales en France. Les listes doivent être déposées ce mardi 22 juin à 18h. Dans un scrutin marqué par une abstention abyssale et une prime aux présidents sortants de droite comme de gauche, les alliances se font surtout à gauche et un seul candidat se retire pour faire barrage au Rassemblement national.

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C'est au forceps que se réalise le front républicain en Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec le rétropédalage de l'écologiste Jean-Laurent Félizia. Il se retire finalement de la course sous la pression des états-majors des partis socialiste et écologiste. C'est le seul retrait sans conditions dont le but est de faire barrage à l'extrême droite.

Ailleurs, il y a peu d'alliances entre les candidats, si ce n'est à gauche. Alliance rose, verte et rouge par exemple en Île-de-France sous la houlette de l'écologiste Julien Bayou face à Valérie Pécresse.

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Les candidats du camp présidentiel, un repoussoir

Écologistes et socialistes n'ont en revanche pas trouvé d'accord en Bretagne ou en Nouvelle-Aquitaine.

Il faut dire que plupart des présidents de régions sortants - de gauche (comme Carole Delga) ou de droite (comme Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse) - sont en ballotage très favorable et peu ont jugé utile de nouer des alliances pour l'emporter dimanche prochain.

Et surtout pas avec les candidats du camp présidentiel. Personne - ni à droite, ni à gauche - n'a voulu s'allier avec eux, même le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau en Centre-Val de Loire. Eux qui se voyaient en faiseurs de rois font figures de repoussoirs.

Julien Bayou affiche sa confiance. Aux côtés du patron des Verts, qui mène la liste d'union, l'Insoumise Clémentine Autain approuve. Tout est possible dimanche prochain face à la droite...

Reportage en Île-de-France: les listes écologiste, socialiste, communiste et insoumise sont parvenues à un accord et ont effectué leur premier déplacement commun de campagne ce lundi à Aubervilliers, avec un avant-goût des défis à relever.

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