Régionales en France: le camp présidentiel relativise la défaite

En France, le Premier ministre Jean Castex appelle à un «sursaut démocratique» dimanche pour le second tour des élections régionales.
En France, le Premier ministre Jean Castex appelle à un «sursaut démocratique» dimanche pour le second tour des élections régionales. REUTERS - CHRISTIAN HARTMANN

En France, le Premier ministre Jean Castex appelle à un « sursaut démocratique » dimanche 27 juin pour le second tour des élections régionales alors que le premier a été marqué par une abstention record de 66,7%. Le camp présidentiel tente de minimiser la portée de la claque du premier tour (autour de 10% des voix au niveau national, des candidats balayés dès le premier tour) par les chiffres historiquement faibles de la participation.

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L’abstention, l’excuse idéale pour relativiser la défaite de dimanche. « On ne peut pas non plus tirer des conclusions hâtives ou définitives avec une participation aussi faible, affirme le député En Marche Saïd Ahamada. Il faut qu'on s'interroge, sauf qu'on va s'interroger sur 30% des électeurs.  C'est le "piège" dans lequel il ne faut pas qu'on tombe, considérer que 20 ou 30% des électeurs vont avoir une empreinte définitive sur la marche du gouvernement. »

► À lire aussi : Élections régionales: les échecs d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen interrogent le scénario de 2022

Un gouvernement pour qui la faible participation brouille l’analyse des résultats. Le Premier ministre Jean Castex veut croire que la claque infligée aux macronistes « n’est pas liée » à la politique d’Emmanuel Macron. C’est ce qu’il a dit devant le groupe En Marche. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter pour la présidentielle l’an prochain, selon le patron de la République en marche Stanislas Guérini : « Il ne faut pas confondre les scrutins. Je crois que les électeurs en tout cas ne confondent pas les scrutins. Ça a donné une prime aux sortants assez importante dans cette élection. Je pense qu'il ne faut pas le mélanger avec la politique nationale. »

Mais en coulisses, certains élus déplorent le manque de prise de conscience de la déroute électorale du camp présidentiel. Les appels à un renouvellement et à une remise en ordre de marche du parti, en vue de 2022, se font de plus en plus pressants.

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