Ma vie de jeune agriculteur français

Rémi, 30 ans, viticulteur nouvelle génération

Rémi Dumas, viticulteur, au coeur de ses vignes, le 7 mars 2021.
Rémi Dumas, viticulteur, au coeur de ses vignes, le 7 mars 2021. © RFI / Romain Philips

Cet été, RFI vous propose d’aller à la rencontre de ceux qui agrémentent nos tables. Pour ce 4e volet de notre série, nous partons à la rencontre de Rémi Dumas dans l’Hérault. Agé de 30 ans, il a repris l’exploitation familiale de son père il y a six ans.

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Au cœur de Saint-Génies-des-Mourgues, dans le sud de la France, quelques lotissements et une allée de hangars surplombent les champs. Près de Montpellier, cette coopérative agricole accueille en son sein Rémi Dumas, viticulteur, et ses 40 hectares de cépages.

Avant d’appartenir à Rémi depuis 2014, ces rangées de vignes qui s’étalent à perte de vue appartenaient à son père, et avant lui, à son grand père. Une histoire familiale donc, que l’exploitant de tout juste 30 ans entretien aujourd’hui avec passion.

Une passion qui ne vient pas de nulle part. Depuis son plus jeune âge, Rémi a grandi au cœur des vignes. Reprendre l’exploitation familiale était donc pour lui une évidence et cela s’entend lorsqu’il parle avec vigueur de ses ambitions, tout comme son accent du sud bien prononcé.

 « Comme tout le monde on est des jeunes »

Le métier d’agriculteur est réputé pour être fastidieux et pas toujours de tout repos. Mais pour autant, Rémi souhaite agir différemment que les précédentes générations, faire évoluer son métier. Plus question de donner 100% de son temps à son métier. « Comme tout le monde on est des jeunes. (…) On a aussi envie d’avoir une vie comme toutes personnes de 30 ans », confie-t-il. Mais tout de même, son métier passe toujours en premier. « On n’a pas le choix quand on travaille avec du vivant », rajoute-t-il. Donc lorsqu’il prévoit une journée pour ses loisirs, il passe toute la nuit à travailler.

Et lorsqu’il n’est pas dans ses champs où en expédition sur son cheval, Rémi enfile son costume et se rend à Paris. En tant que secrétaire national adjoint du syndicat des Jeunes agriculteurs, il met un point d’honneur à défendre son métier et les terres des agriculteurs français.

« On n’est pas là pour détruire la nature »

Au contraire de nombre d’exploitations où l’horizon se dessine d’un train fin séparant la terre et le ciel, autour des vignes de Rémi, la forêt vient couper court notre vision à des kilomètres. Laisser les bosquets vierges est un souhait de l’agriculteur qui souhaite préserver la biodiversité de sa région là où il ne cultive pas son vin.

Et sur ses terres également, la protection de l’environnement est de rigueur. Réduire les produits phytosanitaires, préserver la nature… Des petits gestes qui lui ont toutefois permis d’obtenir pour la première fois en 2020, la certification Haute valeur environnementale pour ses vignes. « Moi je veux avoir des enfants, je veux qu’ils vivent dans un environnement beau. (…) On n’est pas là pour détruire la nature, au contraire, on est là pour l’embellir », conclut-il.

 


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