Séparatisme: polémique avant l’adoption définitive du projet de loi en France

L'adoption définitive du projet de loi contre le séparatisme, qui était prévue jeudi à l'Assemblée nationale, a été reportée à vendredi au vu du grand nombre d'amendements restant à examiner sur le projet de loi controversé étendant le « pass sanitaire ».
L'adoption définitive du projet de loi contre le séparatisme, qui était prévue jeudi à l'Assemblée nationale, a été reportée à vendredi au vu du grand nombre d'amendements restant à examiner sur le projet de loi controversé étendant le « pass sanitaire ». AP - Gonzalo Fuentes

L'adoption définitive du projet de loi « sur le respect des principes de la République et la lutte contre le séparatisme », qui était prévue jeudi à l'Assemblée nationale, a été reportée à vendredi au vu du grand nombre d'amendements restant à examiner sur le projet de loi controversé étendant le « pass sanitaire ». Un texte voulu par Emmanuel Macron comme un marqueur régalien de son quinquennat et une réaffirmation des principes républicains, mais qui continue de faire polémique.

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Officiellement, le texte vise à garantir la neutralité du service public, à mieux lutter contre la haine en ligne et à encadrer l’instruction en famille, mais le gouvernement n'a jamais caché qu'il s'agissait avant tout de lutter contre ce que l'exécutif qualifie « d'OPA islamiste ».

Les députés et les sénateurs ne s'y sont pas trompés puisque l'essentiel des débats depuis février a porté sur le voile islamique. La droite, mais aussi le MoDem, pourtant allié de la majorité, ont ainsi tenté d'introduire des amendements pour interdire les signes religieux aux accompagnatrices scolaires, à l'université ou pour les assesseurs de bureaux de vote, tous retoqués.

► À lire aussi : France: de quoi «séparatisme» est-il le nom ?

Reste un texte qui vise à dépoussiérer la fameuse loi de 1905 sur la laïcité : signature d'un contrat d'engagement républicain par toutes les associations bénéficiant de subventions publiques, renforcement du contrôle de l’État sur les établissements d'enseignement privés hors contrat et obligation pour les lieux de culte de déclarer tout financement venu de l'étranger.

Pour les maires, la question va être extrêmement difficile...

Olivier Bianchi, maire socialiste de Clermont-Ferrand

Un texte dénoncé d'avance par l'opposition, « mou » pour la droite, une « reculade » pour l'extrême-droite, dont les propositions sur l'interdiction des tenues islamistes sur le territoire n'ont pas été retenues, et un texte « unijambiste » pour la gauche qui déplore l'abandon des mesures sociales qui initialement étaient censées accompagner ce texte pour sortir les quartiers de la ghettoïsation.

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