Reportage

Emmanuel Macron, le premier président français à se rendre aux Marquises

Le président français Emmanuel Macron et la maire de Hiva Oa, Joëlle Frebault  lors d'une cérémonie de bienvenue, à Hiva Oa, en Polynésie française, le 25 juillet 2021.
Le président français Emmanuel Macron et la maire de Hiva Oa, Joëlle Frebault lors d'une cérémonie de bienvenue, à Hiva Oa, en Polynésie française, le 25 juillet 2021. AFP - LUDOVIC MARIN

Au deuxième jour de sa visite en Polynésie française, le chef de l’État est parti à 1 400 kilomètres de Tahiti pour rejoindre Hiva Oa, sur l’une des six îles des Marquises. C’est la première fois qu’un président français y pose le pied. La population lui a fait honneur avec un spectacle de danse.

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Avec notre envoyé spécial à Hiva Oa, Julien Chavanne

C’est escorté par six chevaux qu’Emmanuel Macron est arrivé dans le stade d’Hiva Oa, l'une des six îles des Marquises. Entre 2 000 et 3 000 personnes l’attendaient, un tiers environ de la population marquisienne. Près de 400 danseurs vêtus de pagne en feuilles d’aouti lui ont offert le mavé maï, la danse d’accueil marquisienne.  

Un président en terrain conquis : « Bienvenue chez nous, bienvenue en terre des hommes et bienvenue chez vous », lui a lancé la maire d’Hiva Oa, Joëlle Frebault.

Elle lui a même trouvé un nom marquisien, comme le veut la tradition : « Te Haka Iki Taaoa », qui signifie« le grand chef qui marche et qui ira loin ». Une allusion à la campagne présidentielle.

« Je me battrai à vos côtés »

Le chef de l’État s'est contenté de sourire, pas là pour parler politique : « La France vous aime parce qu’il y a quelque chose d’impensable, de plus grand que nous, une nature et une culture. Et ce que je veux à travers vous célébrer aux Marquises, ici, en Polynésie française, c’est cela », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron passera la nuit ici avant de se rendre à Upeke, l’un des sites archéologiques que le président français veut inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco. « Je me battrai à vos côtés pour que nous puissions classer à l’Unesco les Marquises (longs applaudissements). Et le faire parce que c’est à la fois cette nature, cette biodiversité. Ce n’est pas un mot technique, c’est votre vie, ce sont vos paysages, ce sont vos oiseaux. Ce sont nos paysages, ce sont nos oiseaux. Et se battre aussi pour ces traditions, cette culture, ces civilisations que vous portez et que vous honorez », a-t-il déclaré.

Il appuie ainsi l'initiative des autorités locales qui se sont lancées depuis plusieurs années dans la longue procédure pour obtenir le label Unesco.

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