Le Covid-19 au programme du Conseil des ministres français pour sa rentrée

Emmanuel Macron au palais de l'Élysée, à Paris, ce mardi 24 août 2021.
Emmanuel Macron au palais de l'Élysée, à Paris, ce mardi 24 août 2021. AP - Sarah Meyssonnier

Emmanuel Macron réunit ce mercredi 25 août 2021 son gouvernement pour un Conseil des ministres de rentrée. La pause estivale n'y aura rien changé : c'est de nouveau l'épidémie de Covid-19, et la vaccination, qui sont au cœur de l'actualité politique française.

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Alors que les chiffres ne sont guère encourageants et que l'effet des retours de vacances inquiète, l'exécutif veut continuer d'inciter les Français à se faire vacciner contre le Covid-19. Et notamment les policiers, quitte à les contraindre, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Ce dernier affiche de la fermeté, mais aussi beaucoup de prudence.

Pas question en effet pour le gouvernement d'offrir des arguments supplémentaires à la contestation anti-passe sanitaire et antivax. Si la possibilité d'une obligation vaccinale pour les policiers est évoquée, ce sera en dernier recours, explique le gouvernement. Par exemple, dans le cas où le taux de 90 % de vaccinés ne serait pas atteint dans le pays.

Mais le ministre de l'Intérieur évoque sa confiance, révélant que le taux de vaccination dans la police serait supérieur à la moyenne des Français. Des propos très proches de ceux de Jean-Michel Blanquer concernant les enseignants. Le ministre de l’Éducation nationale s'est en revanche bien gardé d'évoquer une quelconque contrainte vaccinale.

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Le gouvernement bataille sur de nombreux fronts : il va ainsi lancer une large campagne de vaccination au sein des établissements scolaires à destination des élèves âgés de plus de 12 ans. Et pour convaincre les jeunes de se faire vacciner, une opération de communication sur les réseaux sociaux a débuté, en partenariat avec la radio Skyrock.

Autre défi : convaincre les seniors, tout particulièrement susceptibles de développer une forme grave de la maladie en cas de contact avec le SARS-CoV-2. Dans les prochains mois, près de 18 millions de Français âgés de plus de 65 ans ou souffrant de pathologies chroniques seront appelés à se faire administrer une troisième dose de vaccin.

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