Évacuation d'Afghanistan: l'heure est aussi au bilan pour l'armée française

Des membres de l'armée française montent à bord d'un Airbus A400M ATLAS de l'armée de l'air française avant une opération d'évacuation de plusieurs dizaines de citoyens français d'Afghanistan, alors que les pays occidentaux se démènent pour rapatrier leurs citoyens après que les talibans ont pris le contrôle de Kaboul, à la base aérienne de Bricy, Orléans, en France, le 16 août 2021.
Des membres de l'armée française montent à bord d'un Airbus A400M ATLAS de l'armée de l'air française avant une opération d'évacuation de plusieurs dizaines de citoyens français d'Afghanistan, alors que les pays occidentaux se démènent pour rapatrier leurs citoyens après que les talibans ont pris le contrôle de Kaboul, à la base aérienne de Bricy, Orléans, en France, le 16 août 2021. via REUTERS - ETAT MAJOR DES ARMEES

L'heure est aussi au bilan pour l'armée française qui a mis fin vendredi dernier à l'opération Apagan. Plus de 2 800 personnes ont pu quitter le pays dont une centaine de ressortissants français. Le commandement de l'opération parle de succès pour cette opération, organisée dans la précipitation, malgré l'avancée inexorable des talibans ces dernières semaines.

Publicité

« Tout d'abord, c'est une opération déclenchée dans l'urgence, ça n'a échappé à personne, lorsque les talibans sont rentrés dans Kaboul... » Pascal Ianni, le porte-parole de l’état-major des Armées, semble presque surpris que l'opération Apagan se soit aussi bien déroulée. Une mécanique si complexe, mise sur pied en moins de 48h, à plus de 7 000 km de Paris lorsque, le 15 août, à la chute du président afghan, Emmanuel Macron ordonne son déclenchement. 

Deux avions militaires rejoignent alors la base française d'Abu Dhabi. Le 17, un pont aérien est opérationnel. « L'idée de manoeuvre était de mettre en sécurité le plus rapidement possible tous ceux qui devaient être évacués de Kaboul pour les emmener aux Émirats arabes unis avant de rejoindre la France », poursuit Pascal Ianni.

À Kaboul, les Français disposent chaque jour de trois créneaux d'une demi-heure pour les embarquements. Les évacuations se font moteurs allumés. 

Le défi est aussi de taille sur la base d'Abu Dhabi. Le contre-amiral Jacques Fayard, chef des opérations. « Ils avaient en gros une capacité de loger entre 100 et 200 personnes, ils ont accueilli jusqu'à 700 réfugiés par jour. Le hangar de l'escadron a été vidé, on en a fait une nurserie, un hôpital, un dortoir, une annexe du consulat, trois toilettes pour 700 personnes... Donc tout le monde s'y est mis. Le dernier jour, ils étaient fatigués mais fiers de ce qu'ils avaient réalisés. »

La France laisse derrière elle quelques dizaines de personnes. Elle promet de poursuivre ses efforts pour leur évacuation.

► Lire aussi : Pour Joe Biden, quitter l'Afghanistan était «la meilleure décision»

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI