Procès Benalla: l'ancien chargé de mission interrogé sur l'affaire de Poitiers

Alexandre Benalla, ce lundi 13 septembre 2021 à Paris pour soon procès.
Alexandre Benalla, ce lundi 13 septembre 2021 à Paris pour soon procès. AFP - THOMAS COEX

L'ancien chargé de mission de la présidence française, Alexandre Benalla, avait rendez-vous avec la justice, ce lundi 13 septembre. Son procès, résultat des violences survenues le 1er mai 2018 et dans lesquelles est impliqué cet ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, s'est ouvert à la mi-journée. Le tribunal correctionnel de Paris est tout de suite entré dans le vif du sujet, l'amenant à s'exprimer sur un souvenir de la campagne 2017.

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Avec notre envoyée spéciale, Laura Martel

Alexandre Benalla a été interrogé, ce lundi, sur une photo qui avait beaucoup fait parler : un cliché sur lequel il pose avec une arme à feu dans un restaurant de Poitiers, en avril 2017, pendant la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Il était alors en charge de la sécurité du candidat, et n'avait le droit de porter une arme que dans les locaux du parti En marche. Pour ces faits, il risque la peine la plus importante : sept ans de prison.

Sur la photo, au premier plan, une jeune femme souriante qui prend le selfie, avec trois hommes autour d'elle, trois gardes du corps du futur président de la République. Celui à gauche, Alexandre Benalla, pointe une arme dans le cou de la serveuse - un faux pistolet, assure l’ancien collaborateur de l'Élysée à la barre. Une arme factice, un jouet, répète-t-il, avant de concéder que ce n'était pas très professionnel, et même idiot. Mais l'ambiance était détendue dans le restaurant : c'était la fin de la campagne, après un meeting, explique-t-il.

Cette arme, à qui appartenait-elle ?, demande la présidente. « Je ne sais plus », répond Alexandre Benalla, costume sombre, les poings serrés dans le dos. Pourquoi avoir dit à cette femme de ne regarder la photo que plus tard ? Là encore, le jeune homme a la mémoire qui flanche. Tout ce qu'il peut dire, c'est qu'il n'aurait jamais pu porter une véritable arme, parce qu'il était en permanence à côté d'Emmanuel Macron, comme les policiers chargés de sa sécurité. Ils l'auraient vu, s'il avait été armé, « ils ne m'auraient pas laissé faire ».

Alexandre Benalla essaie de faire amende honorable, mais il finit par lâcher : « La force de l’image est plus importante que la réalité des choses », « c'est comme pour les images du 1er-Mai ». Des faits sur lesquels il devra s'expliquer la semaine prochaine.

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