Le propriétaire du site pornographique Jacquie et Michel mis en examen pour complicité de viol

Le propriétaire du site pornographique Jacquie et Michel a été mis en examen dans la nuit du 17 au 18 juin, notamment pour complicité de viol dans une enquête sur des soupçons de dérives dans le porno amateur.
Le propriétaire du site pornographique Jacquie et Michel a été mis en examen dans la nuit du 17 au 18 juin, notamment pour complicité de viol dans une enquête sur des soupçons de dérives dans le porno amateur. DR

Le propriétaire du site pornographique Jacquie et Michel a été mis en examen dans la nuit du 17 au 18 juin, notamment pour complicité de viol dans une enquête sur des soupçons de dérives dans le porno amateur. Placé sous contrôle judiciaire, il a pu ressortir libre du tribunal. Le groupe, fondé en 1999, s'est développé jusqu'à concurrencer Dorcel parmi les leaders de l'industrie pornographique. Jacquie et Michel est visé par une enquête pour viol et proxénétisme depuis deux ans.

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Après 72h de garde à vue, Michel Piron, 64 ans et propriétaire du site de vidéos pornographiques Jacquie et Michel, est mis en examen pour complicité de viol et traite d'êtres humains en bande organisée. « L'infraction de proxénétisme n'a pas été retenue à son encontre », souligne son avocat.

Il avait été interpellé mardi avec trois autres hommes, un ancien acteur et deux anciens réalisateurs. Tous trois ont également été mis en examen. La femme de Michel Piron est, elle, ressortie libre du tribunal, elle est placée sous le statut de témoin intermédiaire.

Des faits contestés

La police judiciaire enquête depuis 2020. Après le signalement de trois associations qui relayaient les témoignages de plusieurs actrices qui assurent avoir été contraintes à des « pratiques sexuelles hors normes, douloureuses » et par surprise alors qu'elles n'étaient pas consentantes. Un véritable « système de proxénétisme et de traite des êtres humains », avec des « femmes démolies » qu'on « entraîne dans un piège », selon le parquet.

Les avocats de Michel Piron contestent les faits. « Le groupe Jacquie et Michel diffuse des milliers de vidéos chaque année », et « sur les 7 000 femmes filmées en 20 ans, il n'y a que 7 plaignantes », se défendent ils.

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