La France se prépare à relancer une centrale à charbon en Lorraine cet hiver
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Le gouvernement français se prépare à faire redémarrer la centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle), a annoncé dimanche 26 juin le ministère de la Transition énergétique. La mesure est « à titre conservatoire, compte tenu de la situation ukrainienne », s’est-il justifié, assurant toutefois que l’engagement du président Emmanuel Macron à fermer l’ensemble des centrales à charbon « demeure inchangé ».
« À titre conservatoire, compte tenu de la situation Ukrainienne nous nous gardons la possibilité de pouvoir faire fonctionner la centrale de Saint-Avold quelques heures de plus si nous en avons besoin l'hiver prochain », a déclaré le ministère dans un communiqué, confirmant une information dévoilée plus tôt par la radio RTL.
La décision n'est pas une surprise totale : ce redémarrage « s'inscrit dans le plan de fermeture », a redit le ministère, car ce dernier prévoyait, lors de la fermeture de la centrale le 31 mars dernier, de la redémarrer ponctuellement pour sécuriser l'approvisionnement du pays en électricité. Cela compte tenu du conflit en Ukraine et des déboires rencontrés par le parc nucléaire d'EDF.
« Nous resterions, dans tous les cas, en dessous d'1 % d'électricité produite par le charbon », assure le ministère, « et aucun charbon russe ne serait utilisé ».
En conséquence, « un décret va être mis en consultation pour organiser cette possibilité » et il comprendra des « contreparties environnementales ». Cela car ce redémarrage doit être neutre pour l'environnement, l'exploitant s'engageant sur « des projets de reforestation par exemple », selon le ministère dirigé par Agnès Pannier-Runacher.
Le gouvernement prévoit aussi d'intégrer des « ajustements législatifs » cet été dans le projet de loi pouvoir d'achat pour que le plan social concernant la centrale ne soit pas annulé : « Ce qui montre la résolution du gouvernement à fermer définitivement cette centrale à charbon ».
La moitié des anciens salariés partis en retraite, le directeur veut les rappeler
Lors de sa fermeture, 87 salariés travaillaient encore dans la centrale Emile Huchet, dont la moitié sont depuis partis en retraite. Pour faire tourner la centrale, environ 70 personnes sont nécessaires, selon son directeur Philippe Lenglart. Il avait confié à l'AFP en mars avoir l'intention de rappeler d'anciens salariés plutôt que de recruter en cas de besoin cet hiver.
Il n'y a qu'une seule autre centrale au charbon encore ouverte dans l'Hexagone, à Cordemais, en Loire-Atlantique. Le président Emmanuel Macron avait promis de fermer d'ici à 2022 ces dernières centrales à charbon, facilement mobilisables pour produire de l'électricité en cas de besoin, mais aussi très émettrices de CO2.
(Avec AFP & Reuters)
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