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France: vers une abstention record au premier tour des municipales

Une urne dans un bureau de vote de Marseille, le 23 mars 2014.
Une urne dans un bureau de vote de Marseille, le 23 mars 2014. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

L'abstention a de nouveau progressé, dimanche 23 mars, au premier tour des municipales pour atteindre un niveau jamais vu pour ce type d'élection. A 16h00 TU, le taux de participation s'élevait en métropole à 54,72%, légèrement en deçà du chiffre enregistré au premier tour de 2008 à la même heure (56,25%), a annoncé le ministère de l'Intérieur. Editions spéciales sur les antennes de RFI ce dimanche de 22h00 à 23h00 TU, et lundi 24 mars de 6h40 à 7h30 TU.

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Pour la première fois depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, les Français ont voté ce dimanche 23 mars pour le premier tour des élections municipales.

La participation est donc l'une des grandes questions. A 17h00, les instituts CSA, Harris Interactive, Ifop et TNS Sofres projetaient un taux d'abstention autour de 35%. Si ce chiffre est confirmé, ce serait un nouveau record, voire l'abstention la plus élevée depuis 1958. Mais ce n'est pas l'effondrement annoncé de la participation avec une abstention qui aurait pu flirter autour des 40% comme le craignaient certains. Reste qu'un électeur sur trois a boudé les urnes au terme d'une campagne pour le moins atone et qui s'est achevée dans un contexte ultra-tendu entre la droite empêtrée dans les affaires, et la gauche notamment le couple exécutif Hollande-Ayrault au tréfonds de l'impopularité. Une majorité socialiste qui a déçu, sur fond de crise économique. Tout cela a sans doute pesé dans ce désenchantement politique observé ce dimanche soir.

Une abstention qui pourrait favoriser le Front national

Reste maintenant à savoir à qui va profiter cette abstention, avec cette crainte qu'elle ne profite au Front national, en conquête pour ce scrutin municipal avec près de 600 listes dans 8 000 communes. Ces élections municipales ne sont généralement pas très favorables au Front national, mais cette fois le FN a mis le paquet, avec l'objectif de pénétrer dans le plus grand nombre de conseils municipaux afin de renforcer le maillage territorial, très faible pour l'instant. Et surtout, le FN entend bien perturber le second tour en provocant un grand nombre de triangulaires, au grand dam de l'UMP qui pourrait ainsi se voir privée de sa grande reconquête des territoires, ce qui permettrait en revanche à la gauche de sauver les meubles.

« Un coup de pouce à la gauche »

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a d'ailleurs lancé un appel aux électeurs qui ont voté pour le Front national à reporter leur vote sur les candidats de l'UMP au second tour afin de ne pas donner « un coup de pouce à la gauche ». « Je dis aux Françaises et aux Français qui étaient très nombreux, on le voit, à exprimer leur inquiétude, leur colère aussi par rapport à la politique de François Hollande depuis deux ans, à reporter leur vote sur l'UMP », a dit sur TF1 Jean-François Copé, également maire de Meaux et réélu dès le premier tour.

 

 

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