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France

Jean-Marc Ayrault quitte Matignon, Manuel Valls s'y installe

Jean-Marc Ayrault accueille Manuel Valls à l'hôtel Matignon, ce 1er avril 2014.
Jean-Marc Ayrault accueille Manuel Valls à l'hôtel Matignon, ce 1er avril 2014. AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Manuel Valls a donc officiellement pris les commandes de Matignon ce mardi 1er avril 2014. Avec son prédécesseur, ils se sont entretenus une vingtaine de minutes. Puis Jean-Marc Ayrault, Premier ministre depuis mai 2012, visiblement ému, a été chaleureusement applaudi par le personnel réuni dans la cour, comme le veut la tradition. La composition du futur gouvernement devrait être annoncée demain.

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Arrivé peu après 15h, rue de Varenne, dans le VIIe arrondissement de Paris, à l'hôtel Matignon, Manuel Valls a été accueilli par Jean-Marc Ayrault. Un grand nombre de collaborateurs du ministère et de journalistes étaient rassemblés dans la cour. Puis les deux hommes se sont isolés dans le bureau du Premier ministre. Deux hommes qui n'ont pas toujours été sur la même longueur d'ondes. Après un entretien d'une vingtaine de minutes, ils se sont présentés sur le perron de Matignon. Jean-Marc Ayrault a parlé de la tâche qui l'a occupé durant près de deux ans : « Servir le pays ». Parlant lentement, ému, il a cité Pierre Mendès France. Il a remercié ses collaborateurs et souhaité la bienvenue à son successeur.

Moi, j’ai toujours été guidé par ce principe de Pierre Mendès France : «Gouverner, c'est choisir, mais aussi c’est dire la vérité». Désormais, c’est vous qui allez diriger le gouvernement et donc je sais que vous y mettrez toute votre énergie et votre talent. Je vous souhaite de réussir, je vous souhaite bon courage, je vous souhaite tout le succès et je souhaite bonne chance à la France.

Jean-Marc Ayrault

En répondant à Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls a parlé pour la première fois en tant que Premier ministre. Il s'est dit fier de lui succéder et a insisté sur son attachement à poursuivre le travail initié par son prédécesseur. En réalité, il a déjà commencé à travailler dès hier soir avec le président de la République. Et le gouvernement sera connu demain, mercredi. 

J’ai été très fier d’être votre ministre de l’Intérieur et ensemble nous avons bien travaillé. Je suis honoré et fier de vous succéder, car il s’agit de prolonger et d’amplifier l’énorme travail que vous avez déjà mis en œuvre depuis vingt-deux mois.

Manuel Valls

→A (RE) LIRE : France: Manuels Valls «va devoir faire des concessions»

Intenses consultations

Les consultations vont bon train autour du nouveau Premier ministre afin de constituer un « gouvernement de combat » voulu par François Hollande. Et les spéculations sont nombreuses. Si les Verts se font prier pour entrer au gouvernement, les places vont pourtant être chères pour en faire partie, puisque selon la volonté du président, ce gouvernement de combat doit être avant tout un « gouvernement resserré ». On parle de 15 ministres et de 10 secrétaires d'Etat.

Les entrants et les sortants

Parmi les quelques certitudes que l’on a : Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, qui ont pris clairement la défense de Manuel Valls à Matignon, resteront au gouvernement ainsi que Laurent Fabius, Michel Sapin, Stéphane Le Foll, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Yves Le Drian que Manuel Valls a d'ailleurs reçu ce mardi matin. Il lui aurait d’ailleurs proposé de lui succéder au ministère de l'Intérieur, mais l’intéressé aurait préféré rester à la Défense.

Parmi les entrants, on spécule sur l'arrivée probable de poids lourds comme Ségolène Royal, possiblement pour un grand ministère de la Jeunesse et de l'Education, et François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon. Grosse hypothèque, en revanche, sur le maintien de Pierre Moscovici à Bercy, et même au gouvernement, idem pour Vincent Peillon. Christiane Taubira est également donnée partante du ministère de la Justice mais pas forcément du gouvernement.

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